
Après une envolée spectaculaire en Bourse, les actions des banques européennes (dont celles du CAC 40, comme Crédit agricole, SG et BNP Paribas, NDLR) viennent de connaître une chute (correction baissière) marquée sur les deux derniers mois, un mouvement qui peut offrir un point d’entrée intéressant aux investisseurs qui attendaient une «respiration» de marché. En Bourse, depuis plus de deux ans, les actions des banques européennes (comme SG, NDLR) étaient tout simplement les plus performantes de tous les secteurs boursiers européens.
Sur les 24 derniers mois avant la correction, la hausse de l’indice Stoxx 600 Europe Banks était de 112%, c’est plus du double de la performance de secteurs comme les Utilities (services aux collectivités) en encore le secteur Télécommunications, qui ont été parmi les meilleurs secteurs en Bourse en Europe avec une performance de 52% sur la même période. La correction baissière observée entre février et mars a été de 19%, ce qui signifie qu’on s’est rapproché d’un bear market (un marché baissier, défini à partir de 20% de correction baissière).
Crédit agricole, SG, BNP Paribas… Les banques du CAC 40 et d’Europe ont chuté en Bourse à cause de la guerre en Iran, mais pas que
La majeure partie de cette correction baissière sur les actions des banques du CAC 40 (Crédit agricole, SG, BNP Paribas…) et d’Europe est évidemment attribuable à la guerre avec l’Iran mais la correction avait déjà commencé quelques semaines plus tôt en raison des craintes liées à la liquidité des fonds de crédit privé et à l’exposition de certains financements aux sociétés de logiciels, un secteur sous pression (du fait de l’impact de l’essor de l’intelligence artificielle).
Sans oublier de nombreuses annonces, depuis le début de l’année, sur les avancées dans l'IA dans le domaine de l'analyse financière automatisée, la construction de stratégies fiscales ou pour la gestion de fortune, etc… et qui ont ravivé les peurs d'une perte de valeur pour les services à forte marge comme le conseil en investissement, la gestion privée ou encore la gestion de fortune. Sachant que les banques européennes tirent une part de leurs revenus de ces activités.
Crédit agricole, SG, BNP Paribas… Le plongeon des actions des banques du CAC 40 et d’Europe offre-t-il une opportunité d’achat ?
Est-ce qu’un trou d’air de quasiment 20% en quelques semaines constitue une opportunité de repositionnement à l’achat sur les actions des banques, en Bourse ? La réponse est oui à condition de ne pas considérer qu’on est positionné dans un V bottom (un creux en V, c’est-à-dire un rebond qui interviendrait aussi rapidement que la baisse qui a précédé). Sur un horizon moyen à long terme, il n’y a pas vraiment d’arguments pour être négatif vis-à-vis des actions du secteur bancaire en Europe (bonne diversification, régulation solide, etc…). Mais à court terme, l’incertitude persistante entourant la situation au Moyen-Orient avec les risques économiques en zone euro liés à la hausse des coûts de l’énergie peut brider la volonté de revenir fortement à l’achat sur les actions des banques.
D’un point de vue graphique (du point de vue de l’analyse technique), l'indice Stoxx600 Europe Banks (indice actions européen du secteur des banques, en Bourse) est venu prendre appui ces derniers jours sur le haut de l’ancienne zone de consolidation intervenue entre août et octobre 2025. Cette zone semble attractive pour des repositionnements haussiers à moyen-terme, mais à court-terme (jours à semaines qui viennent) le risque de revenir au contact de cette zone est importante et nous pourrions même la réintégrer pendant quelques temps si les tensions sur l’énergie devaient perdurer encore plusieurs semaines.


















