
La Bourse de Paris évolue en réponse ce mardi 16 septembre, à l'entame des deux jours de réunion du comité monétaire de la banque centrale américaine (FOMC), le marché anticipant une première baisse des taux d'intérêt de la puissante institution américaine. L'indice vedette CAC 40 reculait de 22,04 points (-0,28%) à 7 874,89 points vers 9h40. Lundi, il a gagné 71,69 points (+0,92%), à 7 896,93 points. Les investisseurs s'attendent à ce que la banque centrale américaine procède à une baisse de 25 points de base (-0,25%) de ses taux d'intérêt, qui sont en décembre dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50% depuis 2024.
L'issue de la réunion sera connue mercredi soir et le discours du président de l'institution monétaire américaine «sera scruté mot à mot pour savoir si le cycle de baisse est ponctuel ou s'il ouvre la voie à une série de coupes», résume John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank, dans une note. Les investisseurs seront également très attentifs à l'actualisation des anticipations de court et moyen termes des membres de la Fed en matière d'évolution des taux, également appelés «dot plot».
La Bourse dans l'attente des décisions de la Fed
Le mandat du président de la Fed, Jerome Powell, est clair : fixer les taux d'intérêt de façon que l'inflation reste stable (autour de 2%) et que le plein-emploi soit assuré aux Etats-Unis. Or, le marché de l'emploi se fragilise mais l'inflation demeure au-dessus de l'objectif de 2%, rendant l'équilibre entre les deux éléments difficiles à trouver. Pour autant, «le marché du travail américain s'avère bien plus faible que ce que les marchés anticipaient» et «cette détérioration est la principale raison pour laquelle la Fed devrait à nouveau réduire ses taux», marquant «un changement de priorité pour ce double mandat de la Fed», estime Carlos de Sousa, gérant de portefeuille de Vontobel.
C'est aussi sans compter sur la très forte pression politique que reçoit la banque centrale américaine de la part du président Donald Trump qui réclame à cor et à cri des baisses de taux depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier.
Jerome Powell est «pris en étau entre la pression politique de la Maison Blanche, les attentes des investisseurs et le scepticisme» des présidents des antennes régionales de la banque centrale américaine, en désaccord sur l'ampleur des baisses des taux auxquelles l'institution monétaire devrait procéder, explique M. Plassard.
Sur le marché obligatoire, le taux de l'emprunt français à dix ans évoluait à 3,47% vers 9h40, après avoir clôturé la veille à 3,48%, «au-dessus de son équivalent italien pour la première fois depuis 1999» qui, lui, a terminé à 3,47%, soulignent les économistes de Deutsche Bank. Ce dernier évoluait à 3,47% vers 9h40.
BNP Paribas optimiste sur ses résultats
La banque française BNP Paribas (-0,26% à 80,12 euros) a annoncé ce mardi s'attendre à un bénéfice net supérieur aux 12,2 milliards d'euros initialement visés pour 2025 et confirme également qu'il atteindra un objectif de rentabilité bancaire en 2026, que la banque relève pour 2028, selon un communiqué.
«En confirmant ses objectifs pour 2025 et en donnant déjà de la visibilité jusqu'en 2028, BNP Paribas affiche une réelle confiance dans ses performances à court terme et son potentiel de croissance à long terme. La banque mise surtout sur ses propres leviers internes pour accroître encore sa rentabilité», saluent les analystes de RBC Capital Markets dans une note. Depuis le 1er janvier, le titre est en forte progression d'environ 35%.














