
Le CAC 40, qui grimpe de 6% depuis début 2025, signe jusqu’ici un parcours assez satisfaisant. Il souffre tout de même de la comparaison avec le marché actions allemand, porté par la perspective d’un plan de relance massif de l’économie. Et à la Bourse des Etats-Unis (Nasdaq, Dow Jones et S&P 500), le marché actions américain a été en très grande forme depuis le trou d’air lié à l’annonce des droits de douane de Donald Trump, dont l’impact sur l’inflation et la croissance reste toutefois encore à venir. Comment réagira la Bourse ?
L’inflation cœur, qui ressort à 3,1% actuellement aux Etats-Unis, «devrait monter jusqu’à 3,4-3,5%», juge Florent Wabont, Economiste chez Ecofi. Les droits de douane mis en place par Donald Trump engendreront «un surcroît d’inflation, même si le scénario d’une inflation forte durable est peu probable», selon l'expert de la société de gestion. A moyen terme, plusieurs raisons incitent à l’optimisme pour la hausse des prix. L’inflation dans l’immobilier américain (loyers…) va s’assagir. Le ralentissement de la croissance des Etats-Unis pèse déjà sur l’inflation de certains pans de l’économie américaine. Et il y a une certaine modération salariale. Autant d'éléments qui pèseront sur le rythme de hausse des prix.
Quel impact aura la politique de Donald Trump sur la croissance économique des Etats-Unis ?
Alors que fin 2024, le rythme de croissance économique des Etats-Unis avoisinait 3%, soit le rythme d’expansion moyen enregistré depuis le milieu du XXème siècle, un affaiblissement de l’expansion du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis est perceptible. D’autant qu’un ralentissement de la consommation des ménages (principal pilier de l’économie américaine) «s’amorce», sur fond de rechute de la confiance des particuliers, avertit Florent Wabont.
Toutes les tranches de niveaux de revenus des ménages sont concernées par ce phénomène de chute de la confiance lié à la politique de Donald Trump (sur les droits de douane, notamment). D’autant que la hausse de l’inflation rogne le pouvoir d’achat des ménages. Par ailleurs, les intentions d’investissement dans le secteur manufacturier américain sont en berne. Et les intentions d’embauche chez les petites entreprises américaines chutent. Sur le front de l’emploi, en dehors du secteur public et de ceux de la santé et de l’éducation, la situation est inquiétante, avec «des destructions de postes dans de nombreux secteurs», note Florent Wabont.
Au final, même si Florent Wabont ne table pas sur un effondrement de la croissance économique des Etats-Unis, il craint que le ralentissement économique «se poursuive jusqu’en 2026, avec une économie des Etats-Unis qui devrait croître sous son potentiel pour un certain temps». La Fed a baissé récemment son taux d’intérêt directeur pour soutenir l’emploi et la croissance économique, mais les tensions inflationnistes brident ses marges de manœuvre. De plus, le mandat du président de la Fed, Jerome Powell, se termine déjà en mai prochain. Et la question de sa succession reste à ce stade ouverte, ce qui rend d’autant plus incertaine la trajectoire future des taux directeurs de la Fed.
CAC 40, Nasdaq, Dow Jones… Comment réagirait la Bourse à une déception sur la croissance économique des Etats-Unis ?
Jusqu’ici, la Bourse des Etats-Unis (indices actions Nasdaq, Dow Jones, S&P 500) a poursuivi, imperturbable, son ascension, insensible aux aléas marqués sur la trajectoire de l’économie des Etats-Unis. Le scénario d’une possible déception sur la croissance économique des Etats-Unis (sans parler de celui d’une éventuelle récession, avec choc à la clé sur les profits des sociétés cotées en Bourse) ne semble pas reflété par le niveau actuel du marché actions, dont la valorisation est actuellement historiquement élevée, selon différentes jauges.
Du point de vue de l’analyse technique (analyse graphique et mathématique de l’évolution des cours de Bourse), le Nasdaq et le S&P 500 sont actuellement surachetés, ce qui incite à la prudence. Et le courtier IG, qui observe un rebond de la volatilité des actions américaines, n’exclut pas l’amorce prochaine d’une phase de correction baissière sur la Bourse des Etats-Unis. Enfin, le CAC 40 voit son récent rebond s’essouffler, sur fond d’incertitudes politiques et économiques. Il devrait chuter, en cas de correction baissière à Wall Street, marché actions directeur.
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