
C’est le plus grand fonds au monde. Figurant parmi les principaux actionnaires de Tesla notamment, et dont la moitié des actifs se situent aux Etats-Unis, le Norges Bank Investment Management (NBIM) a affiché une perte de 116 milliards d’euros au premier trimestre, indique BFM. Détenant plusieurs dizaines de milliards d’euros, ce fonds souverain a des participations dans des géants comme Nvidia (52,5 milliards d’euros), Apple (45,4 milliards) ou encore Amazon (28,2 milliards). Au total, il détient des participations dans 8 500 entreprises à travers le monde et en moyenne environ 1,5% de toutes les sociétés cotées.
Mais dans des «conditions de marché difficiles», ce premier trimestre a été marqué par une «baisse des actions, en particulier parmi les grandes entreprises technologiques américaines, qui a déterminé ce résultat», a laissé entendre le directeur général adjoint de NBIM Trond Grande dans un communiqué. Toutefois, malgré ce rendement négatif de 1,9% au premier trimestre, le fonds «constate un impact limité sur les titres à revenu fixe et l'immobilier».
Déjà des pertes l’année dernière
Plus globalement, la guerre au Moyen-Orient a par exemple entraîné la plus forte baisse trimestrielle de l'indice boursier S&P 500 depuis 2022. Entre janvier et mars, l’indice Nasdaq Composite a reculé d’environ 6%, avant de rebondir, comme le S&P 500 d’ailleurs. Parmi les grandes entreprises technologiques, Apple et Amazon ont subi des contrecoups.
L’année dernière, le fonds souverain norvégien avait déjà subi des pertes de 415 milliards de couronnes au premier trimestre, soit plus de 38 milliards d’euros. A l’époque, déjà, les actions technologiques avaient fortement reculé. Cela montre qu’un tel portefeuille, dont les principales participations sont majoritaires dans les géants américains de la tech, n’est pas à l’abri.
Dans le détail, les placements obligataires (27,6% des actifs) ont affiché au premier trimestre 2026 un rendement négatif de -0,2%, tandis que l'immobilier (1,8% des actifs) a affiché un rendement de +1,2%. Enfin, les placements dans les infrastructures d'énergie renouvelable non cotées (0,4% du fonds) ont eu un rendement de -1,9%. A la fin du mois de mars 2026, le fonds qui est alimenté par les revenus pétroliers de l'Etat norvégien valait 19 998 milliards de couronnes, soit 1 833 milliards d'euros.




















