
Buffalo Grill fait sa mue depuis un an déjà. Face à la concurrence, et pour se renouveler, la chaîne de restaurants a décidé de proposer un nouveau concept en France en se calquant sur l’American Road Trip. En juillet 2024, son directeur général, Robert Guillet, martelait qu’il était «important de retravailler le caractère américain de l'enseigne en s'adaptant à l'époque». Et si le seul Buffalo Grill de Paris va finalement fermer ses portes, en province, les franchisés n’hésitent pas à dépenser de fortes sommes pour transformer leur restaurant, indique BFM Business.
C’est le cas par exemple de celui situé à Trans-en-Provence, fermé pour deux semaines, pour une rénovation complète. Au micro de nos confrères, celui qui a repris en franchise le restaurant il y a six mois souligne que les moquettes rouges dataient, par exemple, «d’il y a trente ans». Sur les 320 Buffalo Grill qui doivent être rénovés, une cinquantaine l’ont déjà été, avant une trentaine d’autres l’année prochaine. «Lorsque les travaux seront finis, le restaurant sera plus lumineux, plus moderne», met en avant le nouveau patron de celui de Trans-en-Provence qui va jeter la quasi-totalité des tables et des chaises.
Reconquérir les anciens clients partis
La nouvelle décoration des lieux fait la part belle aux ranchs et aux diners américains en lieu et place de celle des cow-boys et des Indiens qui a pourtant fait la réputation des restaurants il y a 40 ans. Interrogé par BFM Business, le PDG de Buffalo Grill le répète : «Il fallait que l'on se modernise, car nous avions vieilli.» Robert Guillet ajoute : «Aujourd'hui, pour l'Amérique, on pense plutôt à Yellowstone ou Las Vegas.» A l’extérieur, en revanche, pas de changement, le toit rouge reste en place pour conserver une partie de l’ADN des Buffalo.
L’enseigne le sait, depuis la pandémie de Covid-19, elle est obligée de capitaliser le week-end avec les familles pour faire du chiffre. En 2025, plus de la moitié des restaurants du groupe sont franchisés, laissant augurer une augmentation du chiffre d’affaires. En Bretagne, un autre franchisé n’a pas hésité à mettre 600 000 euros sur la table pour rénover son restaurant, ouvrir l’étage inutilisé et refaire la cuisine. Résultat : 210 places assises. «J’ai une reconquête locale à mener», explique-t-il auprès de BFM Business.
D’ailleurs, depuis sa réouverture après transformation, le chiffre d’affaires a bondi de 21% et des personnes qui venaient auparavant, après avoir abandonné, reviennent à nouveau. Dans les deux cas, les deux franchisés savent que les nouveaux clients sont importants, mais reconquérir les anciens l’est tout autant. Outre la décoration, Buffalo Grill veut afficher une grille tarifaire accessible par rapport à ses concurrents. Une offre végétarienne a également vu le jour.


















