Derrière la vitre, le bras robotisé commence son ballet. Il dévisse le dos du smartphone, se saisit de la carte-mère, la place dans un bac en carton recyclé. Suivent la caméra et toutes les pièces, déposées une à une avec minutie. Cette chorégraphie de sept minutes, bien huilée, est unique au monde : le robot fabriqué par Cash & Repair est le premier à démanteler les smartphones cassés sans les broyer. Baptisé Bobee, «il récupère entre dix et quinze pièces pour réparer d’autres portables et peut s’adapter aux 450 appareils du marché», précise Bertrand Lepineau, PDG de la société vendéenne Cash & Repair.

Mis en service en septembre dernier, Bobee représente un formidable levier de développement sur un marché de la réparation des smartphones qui aiguise les appétits : rien qu’en France, 110 millions d’appareils dorment dans les tiroirs, un chiffre en augmentation constante car les utilisateurs changent de modèle tous les vingt-trois mois en moyenne. «Pour nous distinguer, nous produisons des téléphones revalorisés avec des pièces récupérées de grande qualité, affirme Bertrand Lepineau. Pas du reconditionné, avec des pièces neuves comme cela se fait aujourd’hui.»

La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement