Choose France frappe un grand coup. Organisé ce lundi 1er juin au château de Versailles, l'événement destiné à attirer les investisseurs étrangers devrait déboucher sur un montant inédit de 93 milliards d'euros d'investissements et la création de plus de 15 000 emplois, a annoncé Emmanuel Macron avant son ouverture. Comme chaque année, le président de la République a accueilli à Versailles des dirigeants de grandes entreprises internationales afin de promouvoir l'économie tricolore. Mais cette neuvième édition se distingue par son ampleur, rapporte 20 Minutes.

Au total, 71 annonces sont associées à cette édition de Choose France, qui s'impose donc comme la plus importante depuis le lancement de l'événement en 2018. «Cette édition de Choose France à elle seule va permettre de cristalliser un montant record de 93 milliards d’euros d’investissement confirmés, pour plus de 15 000 emplois. C’est évidemment de très loin une édition record et c’est historique», s’est félicité le président français aux côtés de Masayoshi Son, le patron du groupe japonais SoftBank.

La France veut s’imposer dans la course à l’IA

Cette édition record est largement portée par l'annonce spectaculaire de SoftBank. Le géant japonais de la technologie a promis d'investir 45 milliards d'euros en France d'ici à 2031 pour développer des infrastructures liées à l'intelligence artificielle, notamment des centres de données. A lui seul, ce projet représente près de la moitié des investissements dévoilés cette année dans le cadre du sommet. Grâce à ces montants exceptionnels, l'édition 2026 dépasse même le total cumulé des engagements annoncés lors des huit précédentes éditions de Choose France, qui s'élevait à 87 milliards d'euros.

Au-delà des chiffres, l'exécutif veut faire de la France un acteur majeur de l'intelligence artificielle en Europe. Les investissements annoncés concernent en grande partie les infrastructures numériques, les centres de données et les capacités de calcul nécessaires au développement de cette technologie. Emmanuel Macron estime que ces projets permettront «de faire de la France de très loin le premier pays accueillant des centres de donnés» et «des capacités de calcul en Europe», mais aussi «le point avancé de la production de robot IA, d’industrialisation par l’IA».

Avec cette édition historique, l'exécutif espère conforter l'attractivité de la France auprès des investisseurs internationaux et accélérer son positionnement comme l'un des principaux pôles européens de l'intelligence artificielle.