Une facture qui donne le vertige. Selon une information du site américain Axios, une entreprise aurait dépensé environ 500 millions de dollars en un seul mois en utilisant l’IA Claude, après avoir laissé ses employés y accéder sans limite. L’affaire a été révélée par un consultant en intelligence artificielle, qui affirme qu’un de ses clients - une grande entreprise dont l’identité n’a pas été confirmée - aurait vu sa facture exploser en raison de l’absence de limites d’usage.

D’après ce témoignage, les employés auraient pu utiliser librement l’outil, entraînant une consommation massive de ressources facturées à l’usage. Le montant évoqué représente environ 429,7 millions d’euros en un mois. Toutefois, plusieurs zones d’ombre demeurent, souligne Numerama. Ni l’identité de l’entreprise ni les conditions exactes d’utilisation ne sont connues. Le consultant à l’origine de l’information a d’ailleurs souhaité rester anonyme, ce qui alimente les doutes sur la véracité ou l’ampleur réelle du phénomène.

Une addition qui interroge

Autre élément: ces chiffres semblent difficiles à rapprocher des coûts actuels des modèles d’IA. Selon la grille tarifaire d’Anthropic, un modèle comme Claude Opus 4.8 est facturé environ 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie. Même en retenant un coût moyen théorique d’environ 15 dollars par million de tokens, une facture de 500 millions de dollars impliquerait une consommation de plusieurs dizaines de milliers de milliards de tokens en un mois, un volume particulièrement difficile à atteindre.

Sur les réseaux sociaux, certains internautes ont rapidement spéculé sur l’identité de l’entreprise concernée, citant notamment Microsoft. Le groupe est effectivement engagé dans une rationalisation de ses outils d’IA en interne, avec une réduction progressive de l’usage de Claude au profit de solutions maison comme GitHub Copilot CLI, indiquent nos confrères. Mais aucune preuve ne permet, à ce stade, de confirmer ce lien. Entre promesse de gains de productivité et explosion des coûts, les entreprises doivent désormais arbitrer plus strictement leurs investissements dans l’IA.