Du changement à la tête de Dassault Systèmes. Un changement de gouvernance qui n’est pas lié à la situation du groupe, mais parce que le président-directeur général, Bernard Charlès, vient d’annoncer son départ «pour raisons personnelles». La décision a été annoncée par communiqué samedi 21 février par l’éditeur de logiciels français, rapporte BFM Business. «J'ai demandé, pour des raisons personnelles, à être libéré de mes obligations de Président du Conseil d'administration de Dassault Systèmes», explique le co-fondateur du groupe, Bernard Charlès.

Pour le remplacer, le groupe a choisi la continuité en nommant l’actuel directeur général Pascal Daloz. «Cette décision reflète la continuité et la solidité de notre gouvernance», a mis en avant Bernard Charlès. Il se dit toujours «à la disposition de l'entreprise» et «fermement convaincu que cette nouvelle configuration crée les meilleures conditions pour permettre à Dassault Systèmes de continuer à se développer avec succès».

Pascal Daloz dans le groupe depuis 25 ans

Pascal Daloz a pris ses fonctions dès le 21 février. Longtemps numéro deux de l’entreprise, l’homme de 56 ans est diplômé de l’Ecole des Mines de Paris, souligne L’Usine Nouvelle. Après avoir commencé chez Crédit Suisse, il a ensuite rejoint l’éditeur de logiciels français en 2001 en tant que directeur de la recherche, de la stratégie et du développement des marchés, puis directeur général adjoint. Il avait aussi pris la direction des affaires financières en 2018.

C’est lui qui avait joué un rôle prépondérant dans l’acquisition de Medidata pour 5,3 milliards d’euros l’année suivante. «Pascal et moi travaillons en tandem depuis 25 ans : il a toute ma confiance pour diriger l’entreprise et organiser le travail du conseil», a réagi Bernard Charlès. Ce dernier devrait continuer à accélérer l’adoption des 3D Univers, une nouvelle génération de sa plateforme de jumeaux numériques alliés à de l’intelligence artificielle (IA), rappellent nos confrères.

Reste à convaincre les investisseurs. Le 11 février dernier, à la suite de la publication de ses résultats annuels, le groupe avait chuté de plus de 20,8% en Bourse. Depuis, le cours est quelque peu remonté, mais son titre perdait de nouveau 2,09% à la Bourse de Paris ce matin, à 17,07 euros. Le groupe maintient une ambition de croissance de l’ordre de 7% à 10% sur le bénéfice par action et les relais de croissance sur le terrain restent bien identifiés.