Après les records de la semaine dernière, la Bourse de Paris évolue en baisse ce lundi 23 février. A la suite du revers infligé à Donald Trump par la Cour suprême américaine, le CAC 40 avait grimpé de 1,39% vendredi, terminant à 8 515,49 points, dépassant le précédent record de la Bourse de Paris en clôture touché deux jours plus tôt. Mais l'optimisme a laissé place à la prudence face aux incertitudes autour de la question douanière. Vers 09h45 heure de Paris, le CAC 40 perdait 0,12% soit 10,37 points, pour s'établir à 8 505,12 points.

A la suite de la décision de la Cour suprême, Donald Trump a annoncé dans la foulée avoir signé depuis le Bureau ovale un décret imposant une nouvelle taxe douanière mondiale de 10%. Samedi, il a ensuite annoncé faire passer ses nouveaux droits de douane mondiaux de 10 à 15% «avec effet immédiat». «La Cour suprême rappelle qu'un régime (douanier) mondial ne peut pas être créé via une simple loi d'urgence, redéfinissant ainsi les limites du pouvoir présidentiel», relève John Plassard, responsable de la stratégie d'investissement chez Cité Gestion Private Bank.

«Personne ne sait ce qui va suivre», le CAC 40 aux aguets

«Mais Donald Trump a immédiatement réagi en utilisant d'autres outils juridiques, montrant que la stratégie (douanière) se transforme plutôt qu'elle ne disparaît», poursuit-il. «Les nouvelles annonces du président américain en matière de droits de douane ont déjà dissipé l'euphorie initiale suscitée par le verdict», remarque Andreas Lipkow pour CMC Markets.

«Personne ne sait ce qui va suivre. La Maison Blanche a affirmé que les accords bilatéraux déjà conclus restaient valables, mais personne ne comprend comment les partenaires commerciaux pourraient se voir imposer 15% supplémentaires tout en conservant leurs accords initiaux», résume Ipek Ozkardeskaya.

«Il n'y a pas non plus de clarté quant à la question de savoir si, et comment, les États-Unis rembourseront les entreprises soumises illégalement aux droits de douane et qui ont probablement déjà répercuté ces coûts sur leurs clients», poursuit-elle. La commission européenne a exigé dimanche «des éclaircissements complets».

Changement à la tête de Dassault Systèmes

Le directeur général de Dassault Systèmes, Pascal Daloz, a été nommé président-directeur général de l'éditeur de logiciels français, a annoncé samedi le groupe dans un communiqué après le retrait de l'actuel président. «J'ai demandé, pour des raisons personnelles, à être libéré de mes obligations de Président du Conseil d'administration de Dassault Systèmes», a déclaré Bernard Charlès, co-fondateur du groupe, cité dans le communiqué. A la Bourse de Paris, le titre Dassault Systèmes perdait 2,09% à 17,07 euros vers 09h45 heure locale.