Et le vainqueur est ? A l’automne 2023, le géant français Sanofi avait annoncé son intention de se séparer d’Opella, sa filiale de médicaments sans ordonnance et de compléments alimentaires. Une branche du groupe pharmaceutique qui compte une centaine de produits (Lysopaïne, Maalox, Dulcolax, Novanuit…), dont l’iconique petite boîte jaune du Doliprane, vendus partout sur la planète et pesant près de 5,2 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel. La raison ? Une rentabilité jugée trop mollassonne par Sanofi -malgré une marge tournant autour des 25%- qui préfère miser sur les innovations de rupture bien plus rémunératrices.

Le match perdu de PAI Partners

Si de nombreux candidats au rachat ont étudié le dossier de près, il ne restait plus ces derniers jours que deux fonds d’investissement, le Français PAI Partners et l’Américain Clayton Dubilier & Rice (CD&R). Ils avaient jusqu’au 4 octobre au soir pour améliorer leur offre, autour de 15 milliards de dollars, et affiner la question de la future gouvernance, alors que le laboratoire tricolore devrait garder quand même une participation proche de 50% de la future entité.

Sur le papier, CD&R était le mieux armé. Connu en France pour ses prises de participation dans les entreprises Conforama, Rexel ou le groupe d’ingénierie Spie, il a levé 23,4 milliards d’euros en 2023, et dispose donc de solides capacités de financement. De quoi lui permettre de déposer une offre d’acquisition sans aucun attelage, contrairement à son rival PAI Partners qui a dû s’appuyer sur le fonds souverain Abu Dhabi Adia, celui de Singapour GIC ainsi que sur la caisse de retraite canadienne British Columbia Investment.

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