La situation du groupe Rocher ne permet plus les tergiversations. Les unes après les autres, les «décisions parfois difficiles mais nécessaires», annoncées en mars 2023, sont prises. Certaines plus discrètement que d'autres. Car si la maison-mère d'Yves Rocher, Petit Bateau et Stanhome a confirmé avoir finalisé cette semaine les cessions de son usine bretonne de Ploërmel à l'américain Arcade Beauty et de sa marque de maquillage Flormar, le plan d'économies à l'œuvre est bien plus large. Coûts immobiliers, investissements publicitaires, certifications, tout y passe.

Même les descendants du fondateur, qui détiennent 97% de l'entreprise, ont dû se résoudre à de nouvelles concessions. Lors de l'assemblée générale de la holding, en juin dernier, les actionnaires familiaux n'ont eu d'autre choix que de regarder la réalité en face. Avec un chiffre d'affaires tombé à 2,2 milliards d'euros et près de 63 millions d'euros de charges exceptionnelles dues aux restructurations en cours, le groupe a enregistré une perte nette de plus de 105 millions d'euros pour l'exercice 2023. Le plongeon est vertigineux, alors la famille a accepté de nouveaux efforts.

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