Pour l’instant, il a essuyé un refus poli. Mais ce n’est sans doute que partie remise. Début février, Xavier Niel a fait une offre de 11,25 milliards d’euros à Vodafone pour lui racheter sa filiale en Italie. L’opérateur britannique y est en effet à la peine: il a perdu 30% de marge depuis trois ans. Précisément depuis que le trublion français s’est lancé, en 2018, sur le marché du mobile italien avec sa méthode de flibustier, en cassant les prix.

Le fondateur de Free a conquis 8 millions d’abonnés mobile de l’autre côté des Alpes, pris 10% de part de marché et mis ses concurrents à genoux. En faisant entrer Vodafone Italie dans son panier, il s’adjugerait 26% du gâteau!

Cette offensive illustre bien l’état d’ébullition dans lequel se trouve l’industrie des télécoms en Europe. Partout, une concurrence féroce et la surabondance d’acteurs mettent les opérateurs en difficulté. C’est particulièrement vrai en Italie, en Espagne et en France où quatre opérateurs se disputent les clients: les forfaits y sont quatre fois plus bas qu’en Allemagne, six fois plus petits qu’aux Etats-Unis.

La guerre des prix a fait chuter leurs marges. Les cours de Bourse sont au plus bas, à l’image de Vodafone dont la valeur a été divisée par deux en cinq ans ou d’Orange qui a perdu 30%. C’est d’ailleurs pour cela qu’Iliad (Xavier Niel) et Altice Europe (Patrick Drahi) en ont profité il y a quelques mois pour sortir de la cote en rachetant à bon prix les actions sur le marché. Tous les opérateurs tentent de trouver une issue, cherchent à se vendre ou à se marier pour stopper l’hémorragie.

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