Smulders, filiale belge d'Eiffage Métal, a signé avec le gestionnaire du réseau de transport d'électricité français RTE un contrat de «développement et de construction de trois sous-stations électriques en courant alternatif», afin de raccorder trois parcs éoliens en mer : les parcs Bretagne sud, au large des îles de Groix et de Belle-Ile-en-Mer dans le Morbihan, et en mer Méditerranée, «Narbonnaise Sud-Hérault et Golfe de Fos (AO6) ainsi que leurs futures extensions (AO9)», précise l'entreprise dans son communiqué.

RTE fait de ces contrats un témoignage de sa volonté de «mobiliser le tissu industriel français et européen pour structurer une filière industrielle du raccordement de l’éolien en mer et en accroître les retombées économiques sur le territoire national». Eiffage devra construire des «fondations (jackets) et des parties supérieures des sous-stations (topsides), qui contiennent les matériels électriques», précise le groupe.

Des dimensions spectaculaires

Les fondations «mesureront environ 115 mètres de haut, 25 mètres de large et 35 mètres de long pour le projet de Bretagne Sud, et environ 110 mètres de haut, 45 mètres de large et 50 mètres de long pour les projets de Narbonnaise Sud-Hérault et de Fos». Les parties supérieures pèseront «environ 5 000 tonnes et mesureront plus de 20 mètres de haut, 35 mètres de large et 70 mètres de long». Eiffage revendique 84 400 salariés dans le monde et un chiffre d'affaires de 23,4 milliards d'euros, dont 34% à l'international.