C’est l’effervescence sur le port de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, en cette chaude journée de juillet. Après son assemblage, la première éolienne du parc Provence Grand Large, colossale avec son mât de 90 mètres de haut et ses pales de 75 mètres de long, vient d’être remorquée avec succès sur une barge, de l’autre côté du quai. Suffisant pour faire pousser un immense soupir de soulagement, et tirer quelques larmes, aux équipes d’EDF Renouvelables, cette filiale de l’énergéticien national qui développe, construit puis exploitera, sans doute dès cet hiver, le site. «C’est toujours émouvant de voir se concrétiser des années de travail», témoigne avec fierté Christine de Jouëtte, directrice du projet depuis six ans. «Le plus exaltant reste à venir, quand nous l’embarquerons à 17 kilomètres au large, et qu’elle sera rejointe par les deux autres éoliennes prévues», précise-t-elle. Ce chantier est d’autant plus crucial pour EDF qu’il ne s’agit pas d’une ferme offshore classique, mais d’un site pilote dédié à l’éolien flottant. Une technologie pleine de promesses, qui recourt à des turbines installées sur des flotteurs reliés par une ancre au fond des mers, ce qui rend possible la production d’électricité dans des eaux plus profondes, et à plus grande distance des côtes.

L'éolienne du parc Provence Grand Large, un chantier stratégique

L’achèvement rapide de ce chantier permettrait à la filiale d’EDF de prendre une bonne longueur d’avance sur ses rivaux en Méditerranée, comme Engie (qui développe le parc pilote EFGL dans le golfe du Lion), ou TotalEnergies (allié à Qair au sein du projet Eolmed dans l’Aude). Et consacrerait un peu plus la réussite de l’énergéticien dans un domaine où on ne l’aurait pas spontanément donné gagnant.

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