La procédure est lancée. La Commission européenne a présenté le 14 mars sa proposition de directive pour renforcer un marché de l’électricité qui a dévoilé ses lacunes depuis l’irruption de la guerre en Ukraine et l’embargo sur le gaz russe. La baisse des prix observée depuis n’a pas changé la volonté de l’exécutif européen. Mais il faudra se montrer patient car le trilogue avec le Conseil de l’Europe et le Parlement européen n’aboutira pas avant la fin de l’année 2023, conformément à l’horizon souhaité par la Commission. “Pour cela, il faut qu’il y ait un accord avant juin”, a expliqué ce mercredi 12 avril Thomas Veyrenc, directeur exécutif en charge du pôle stratégie, prospective et évaluation chez RTE, le gestionnaire du réseau de transport.

La proposition de la Commission repose essentiellement sur un outil encore sous-développé sur le continent : les “CFD”, ou “contrats pour la différence” en bon français, un mécanisme qui permettrait d’apporter de la visibilité sur les prix, tant pour le producteur que le consommateur, de développer les énergies décarbonées, et donc d’être moins dépendant du gaz. Car c’est bien cette énergie qui a été à l’origine de l’explosion des prix boursiers de l’électricité depuis un an.

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