"C'est une triple victoire politique que la France a remporté aujourd'hui", a triomphé la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, au sortir du Conseil des ministres européens de l'Energie, mardi 17 octobre au soir.

Notre pays a effectivement obtenu un accord sur la réforme du marché de l'électricité qui lui est favorable. Le parc nucléaire existant va pouvoir bénéficier d'un soutien public via des "contrats pour différence" (CFD). Il s'agit de contrats de long terme avec un prix fixe, conclus entre les producteurs d'électricité et l'Etat ou les industriels. Ils permettront de protéger les Français et les entreprises d'une trop grande volatilité du marché. Sauf que la façon dont cela va se répercuter sur la facture des consommateurs reste à définir, d'autant que cette réforme ne sera pas adoptée avant 2024. Elle ne devrait donc pas avoir d'effet avant cette date-là, voire même avant 2026, comme l'a précisé Agnès Pannier-Runacher sur France Info ce mercredi matin.

Une augmentation de 10% à prévoir en février prochain

En attendant, il faut plutôt s'attendre à ce que nos factures repartent à la hausse dans les tout prochains mois. La Commission de régulation de l’énergie avait provoqué une certaine panique en déclarant à la rentrée qu'elle envisageait une augmentation de 10 à 20% du tarif réglementé de l'électricité pour le 1er février 2024. La ministre de la Transition énergétique avait alors tenté de rassurer en promettant que l'augmentation serait dans tous les cas limitée à 10% en 2024. Mais au lieu de calmer les esprits, ce message a entériné l’idée que les Français allaient encore devoir mettre la main au portefeuille.

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