Sur le papier, le luxe a toutes les vertus pour être «écolo-compatible». Fabriqué en petite quantité, n’épuisant pas les matières premières naturelles, il est censé s’installer dans le temps long, à l’inverse de la mode éphémère où l’obsolescence programmée est la règle. «Le luxe, le vrai, est l’opposé de ce que l’on appelle la “fast fashion”, cette industrie de la mode où les pièces ne durent qu’une saison, précise la styliste Camille Nogues. Le luxe, c’est aussi une identité géographique forte, un respect des traditions artisanales, de la matière première, et donc de la nature et de la place de l’homme.»

Pourtant, en pratique, cette industrie a bien un impact sur l’environnement. Rien que sur la consommation en eau, les chiffres sont impressionnants : 2.500 litres seraient nécessaires pour la production d’un banal polo en coton. Mais c’est surtout le recours aux espèces vivantes comme matière première qui pose problème, car la défense de la cause animale est devenue centrale chez les plus jeunes consommateurs.

Le 24 septembre 2021, le groupe Kering a annoncé que la fourrure animale n’entrerait plus dans la composition des produits de ses marques, à compter de la collection automne 2022. En 2019, le groupe avait déjà établi un programme de standards sur le bien-être animal pour le traitement des cuirs que ses marques utilisent. Les fournisseurs de Kering doivent ainsi respecter des normes tout au long de la vie des bovins, des ovins et des caprins. Les abattoirs sont très surveillés pour éviter les «bad buzz» consécutifs à la diffusion d’images d’animaux maltraités.

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