Le dernier rapport du BCG en collaboration avec le Comité Colbert a pour sous-titre « Avancer en pionnier responsable » et il accorde un volet complet à la question de la responsabilité. Pourquoi avoir donné une telle place à ces questions dans une étude sur le luxe?

Benjamin Fassenot et Pierre-François Marteau : Nous devions dès le départ, pour ce rapport, dresser un panorama complet des enjeux auxquels fait face actuellement l’industrie du luxe. Nous avons réalisé une quarantaine d’entretiens avec des dirigeants des maisons du Comité Colbert (une association qui réunit, entre autres, 92 entreprises de luxe françaises, NDLR). Et il est très vite apparu que les sujets de la responsabilité environnementale et du développement durable revenaient souvent. Et avec beaucoup de force.

En regardant en détail la chaîne de valeur de cette industrie, depuis l’approvisionnement en matières premières jusqu’à la commercialisation des produits, nous nous sommes rendu compte que ces enjeux revenaient sur l’ensemble des maillons de la chaîne:sourcer les matériaux les plus rares, produire ensuite à moindre coût environnemental.

Nous avons par exemple interviewé la maison Chloé, qui avait engagé une transformation RSE depuis plusieurs années, et qui venait d’obtenir la certification B Corp. Ce label récompense les entreprises bénéfiques sur les plans sociétal et environnemental, et faisant preuve de transparence vis-à-vis du public.

Autre exemple, le groupe Kering est à l’initiative du Fashion Pact, une coalition mondiale d’entreprises de la mode et du luxe, réunies autour d’objectifs environnementaux.

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