
Hermès ne craque toujours pas sur les avantages de la délocalisation. Vendredi 30 janvier, la marque de luxe française a annoncé l’ouverture d’une nouvelle maroquinerie en Normandie aux Andelys (Eure). Celle-ci rejoindra celle de Val-de-Reuil ouverte en 2017, et de Louviers, inaugurée en 2020. 260 emplois d’artisans devraient être créés pour ce nouveau site, rapporte Paris-Normandie. On ne connaît pas encore la date d’installation d’Hermès. L’opération a été préparée avec «le concours de la Chambre de commerce et d’industrie Normandie, la communauté d’agglomération Seine Normandie Agglomération et la commune des Andelys».
Dans un communiqué de presse, Hermès explique vouloir «accompagner le succès de ses collections de maroquinerie sellerie exclusivement fabriquées en France», en continuant «d’investir dans ses capacités de production et poursuivre son développement en s’appuyant sur un modèle artisanal intégré». Il faut dire que les ventes de l'entreprise sont en hausse (+5% en octobre 2025) et ses sacs iconiques y sont pour quelque chose. Pour s’en procurer un, il faut être inscrit sur une liste d’attente. Les clients ne peuvent d’ailleurs pas simplement choisir leur modèle, ils doivent accepter ou non la proposition faite par les équipes d’Hermès. L’attente est donc très longue, principalement pour ceux qui voudraient un Kelly ou un Birkin.
Une formation intégréé
Pour continuer de coller à cette image de luxe à la française, Hermès forme ses artisans dans sa propre école : l’École Hermès des savoir-faire de Louviers. En partenariat avec France Travail et le rectorat de l’académie de Normandie, elle forme ses élèves pendant 18 mois de manière gratuite et rémunérée. Les candidatures sont d’ailleurs accessibles sur le site de la maison de luxe. Cette formation peut d’ailleurs permettre de travailler dans les autres sites du groupe.
















