
Ferrero a-t-il mené des pratiques hors la loi ? La Commission européenne a mené, mercredi 15 avril, des inspections au siège luxembourgeois du groupe italien, a lui-même fait savoir Ferrero. Le géant de la pâte à tartiner et des confiseries est soupçonné par les autorités européennes d’avoir d'avoir restreint le commerce transfrontalier au sein de l'Union.
L’objectif de cette pratique serait d’empêcher les distributeurs de faire jouer la concurrence pour maintenir des prix artificiellement élevés au détriment des consommateurs. La direction de Ferrero a affirmé que le fabricant de Kinder et Tic Tac «coopère pleinement et fournit les informations demandées».
Des amendes atteignant jusqu’à 10% du chiffre d’affaires
Plus tôt dans la semaine, la Commission européenne avait annoncé lundi qu'elle procédait à des inspections inopinées sur plusieurs sites d'un fabricant de chocolat, dans deux États membres - sans le nommer. Elle souhaite ainsi vérifier si Ferrero a mis en place «des restrictions à la circulation des marchandises entre États membres au sein du marché unique et des obstacles aux achats multinationaux». Les amendes pour violation de ces règles peuvent atteindre jusqu'à 10% du chiffre d'affaires mondial, mais atteignent rarement de tels niveaux.
Fondé à Alba, dans le nord de l'Italie, Ferrero est désormais basé au Luxembourg. La société compte près de 50 000 employés dans le monde ainsi qu’un chiffre d'affaires de 19,3 milliards d'euros pour l'année 2025, en hausse de 4,6% sur un an.



















