Ira ou n’ira pas ? Depuis quelques semaines déjà, le nom de Jean Castex figure en tête de liste d’Emmanuel Macron pour prendre les rênes de la SNCF et succéder à Jean-Pierre Farandou. Fort de premiers mois plutôt réussis à la tête de la RATP, l’ancien Premier ministre, très apprécié du chef de l’Etat, pourrait vivre une troisième aventure de premier plan. Toutefois, en avril dernier, Jean Castex balayait toutes les rumeurs, rappelant devant le conseil d’administration de la RATP qu’il n’était pas candidat.

«Je n’ai jamais écrit à l’Élysée ni à une autre autorité et je ne me porte pas candidat à la succession de Jean-Pierre Farandou», disait-il, rappelant qu’il venait d’être réélu pour cinq ans à la direction de la RATP. Mais d’après Libération qui cite une information du Figaro, la nomination de l’ex-Premier ministre devrait tout de même avoir lieu ! En effet, sans même se porter candidat, il peut être sollicité par l’Etat pour succéder à Jean-Pierre Farandou qui doit partir d’ici cet été en raison de la limite d’âge.

Vers une nomination début novembre ?

Selon nos confrères, cette nomination devrait avoir lieu «sauf énorme surprise», mais pas avant l’automne. Un petit contretemps dont se serait bien passé Emmanuel Macron, révèle L’Informé, car le président français aurait souhaité le nommer fin juin. En cause : un oubli considéré comme «fâcheux» par nos confrères l’en empêche. Jean Castex a en effet été président de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afit) après son départ du gouvernement, entre mi-août 2022 et début novembre 2022, lorsqu’il a été nommé à la RATP.

Cela ne fait donc pas encore trois ans et l’exécutif préférait attendre fin octobre/début novembre pour s’éviter des remarques de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) quant à un possible conflit d’intérêts. Quoi qu’il en soit, sa nomination semble sur les bons rails, d’autant qu’il est apprécié des syndicats, à commencer par la CGT et Sophie Binet avec qui il a entretenu de bonnes relations. Force Ouvrière le soutiendrait aussi.

Même le ministre des Transports ne laissait guère planer de doutes dans une interview au mois d’avril. Philippe Tabarot souhaitait «quelqu’un qui sait dialoguer avec ses salariés, qui a la culture du résultat financier […] qui a une connaissance de la maison, du ferroviaire et du territoire». Si Jean Castex n’était finalement pas choisi, deux autres noms circulent : Marie-Ange Debon, présidente de Keolis (filiale de la SNCF) ou Xavier Piechaczyk, l’actuel président de RTE.