
Une crise politique aux dégâts importants. Si les nominations de Jean Castex à la tête de la SNCF et de Marie-Ange Debon à La Poste sont quasiment actées, elles ne sont toujours pas officielles. La raison ? La démission de Sébastien Lecornu et la chute de son gouvernement éphémère. Pour certains emplois ou fonctions, après qu'a été communiqué le nom du candidat pressenti, son audition doit être organisée dans «un délai raisonnable». Ainsi, celle de Jean Castex devait avoir lieu le mercredi 8 octobre «sous réserve de la nomination d’un gouvernement», explique BFM TV. Mais sans gouvernement, c’est impossible.
En principe, la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable à l’Assemblée nationale et au Sénat peuvent se réunir, la suite du processus serait alors bloquée. De plus, les nominations validées par la commission parlementaire doivent impérativement être ratifiées en Conseil des ministres, ce qui donne lieu à un décret publié au Journal officiel.
Vers une nouvelle prolongation pour Jean-Pierre Farandou ?
Ainsi, en ce qui concerne la SNCF, cette situation pose d’autant plus problème car Jean-Pierre Farandou, le PDG sur le départ, a atteint la limite d'âge pour ce poste (68 ans). Il a par ailleurs déjà prolongé son mandat à travers des périodes d'intérim demandées par l’Elysée, notamment pour les Jeux olympiques de Paris 2024. C’est pourquoi une nouvelle période d’intérim pourrait voir le jour, si ce dernier l’accepte. Interrogée par nos confrères, la SNCF n’a pas souhaité effectuer de commentaires car «cette nomination relevant de l’Elysée».
Pire encore, en cas de nouvelle dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le président de la République, l'audition de son successeur par les commissions parlementaires ne pourrait pas avoir lieu non plus, ce qui repousserait encore la nomination d'un nouveau PDG.


















