Barilla, Babybel, Carte noire, Kellogg’s, Skip, Uncle Ben’s… Les grandes marques se bousculent pour se placer dans les rayons «vrac». Un véritable revirement, depuis que les industriels ont pris conscience, l’an dernier, des enjeux sociétaux (et commerciaux) attachés à cette forme de vente. Car le secteur explose littéralement : le marché du vrac a été multiplié par neuf depuis 2015, pour atteindre 1,3 milliard d’euros en 2020 et pourrait bien dépasser les 3 milliards d’ici à 2022 !

«Le vrac répond à une attente consommateur forte», confirme Richard Panquiault, directeur général de l’Institut de liaisons et d'études des industries de consommation. Cet organisme, qui rassemble 90 multinationales des produits de grande consommation, prend le sujet tellement au sérieux qu’il a lancé une expérimentation de rayon vrac avec les magasins Franprix. «Le premier avantage identifié par les clients est de pouvoir acheter la juste dose, celle qui répond exactement à leur besoin», explique le dirigeant. La réduction des emballages et la lutte contre le gaspillage, souvent mises en avant, arrivent ensuite. Elles rejoignent les objectifs environnementaux des entreprises, comme Mustella, qui teste en pharmacie un distributeur de crème bébé afin de d’abandonner progressivement les conditionnements plastiques.

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