C’est un nouveau coup de tonnerre dans le commerce français. L’enseigne Bouchara, spécialisée dans la vente de linge de lit et de textile pour la maison, a demandé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire au tribunal des activités économiques de Paris ce mercredi 21 janvier. L’entreprise, qui compte aujourd’hui 54 magasins en France métropolitaine, dit ainsi souhaiter «protéger les emplois» des 541 salariés en CDI que comptent ses rangs, rapporte Ouest-France.

Afin de justifier sa décision, l’enseigne de décoration met en avant les récentes mutations l’ayant conduite à transformer son modèle, et opérées à partir de 2017 avec par exemple l’arrêt du prêt-à-porter ainsi qu’une «montée en gamme de l’offre». «Malgré ces efforts structurels, l’enseigne demeure confrontée à des pertes récurrentes», explique la direction qui annonce un chiffre d'affaires de 82,5 millions d'euros en 2025, soit une baisse de 8,6 millions d'euros par rapport à 2024.

La concurrence des acteurs à bas prix

La direction pointe également du doigt un environnement de marché «durablement contraint» marqué par une baisse des dépenses de la part des ménages, à laquelle s’ajoute une concurrence de plus en plus rude. Sans expressément les nommer, Bouchara fait ainsi référence à l’essor des acteurs à bas coût, mais aussi du e-commerce et des géants asiatiques que sont Shein et Temu.

La procédure de redressement judiciaire, si elle est acceptée par le tribunal, ouvre ainsi le début d’une période d’observation pour une durée de six mois à l’issue de laquelle de potentiels investisseurs pourront se positionner pour formuler une offre de reprise de tout, ou d’une partie seulement de l’ensemble des magasins et des emplois. Quant aux boutiques, celles-ci resteront ouvertes et les équipes mobilisées, de même que les relations avec les partenaires et les fournisseurs qui seront maintenues.