
La crise du secteur du prêt-à-porter fait une nouvelle victime. Le groupe textile IDKIDS, maison mère d’Okaïdi et basé à Roubaix, dans le Nord, a sollicité la protection du tribunal de commerce de Lille ce mardi 27 janvier, rapportent nos confrères d’Ici. L’audience est prévue le 3 février et pourrait aboutir à un placement en redressement judiciaire. Cette procédure vise à redonner de l’air au groupe en suspendant le remboursement de ses dettes antérieures et en protégeant ses activités en France.
Elle concerne les marques Okaïdi, Obaïbi (0-3 ans), Oxybul (jeux d’éveil) ainsi que la plateforme logistique IDLOG, également basée à Roubaix. Okaïdi, marque emblématique de vêtements pour enfants, compte 335 magasins en France, dont 29 dans les Hauts-de-France, et emploie 2 000 personnes, dont 680 dans cette région. Le groupe explique cette démarche par un contexte économique difficile, marqué par la concurrence des enseignes low cost, du marché de la seconde main et de l’ultra fast-fashion, «où les normes européennes et RSE ne s’appliquent pas».
Face à la concurrence, IDKIDS ajuste son modèle
Ces pressions ont lourdement affecté les résultats de 2025, poussant IDKIDS à «faire évoluer son modèle opérationnel et réaffirmer sa singularité pour rester compétitif». IDKIDS précise que cette procédure ne concerne ni ses magasins franchisés ni ses filiales à l’étranger, et souligne que Jacadi Paris connaît au contraire sa meilleure année, avec une rentabilité en hausse de 35%. Présent dans près de 70 pays, le groupe, fondé en 1996, enregistre un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros, dispose de 1 200 points de vente à l’international et emploie près de 6 000 salariés.


















