
Le Rafale en piste pour conquérir le ciel vietnamien ? Jusque-là fidèle aux avions russes, le pays d’Asie du Sud-Est cherche à moderniser et diversifier son aviation de combat. Dans ce contexte, le Rafale, fleuron de Dassault Aviation, semble séduire Hanoï. La possibilité d’un contrat avec le Vietnam reste encore incertaine, mais des indices font émerger cette hypothèse dans les cercles de la défense. Selon L’Express ce mercredi 4 février, le pays manifeste un intérêt pour le chasseur français.
L’armée de l’air vietnamienne repose depuis des décennies sur des appareils russes, notamment les Soukhoï Su-22, Su-27 et Su-30. Mais la maintenance de ces avions devient de plus en plus complexe depuis le conflit en Ukraine, et Hanoï souhaite réduire sa dépendance à Moscou. Les tensions récurrentes en mer de Chine méridionale poussent également le pays à moderniser sa flotte.
A la recherche d’alternatives occidentales
Le Vietnam avait déjà exploré des alternatives occidentales dès 2015 et 2016. A cette époque, il avait discuté avec plusieurs constructeurs, dont le suédois Saab (Gripen), le consortium Eurofighter (Typhoon), ainsi qu’avec les Américains Boeing (F-15 et F-18) et Lockheed Martin (F-16), dans l’idée de remplacer près de 100 appareils vieillissants.
Un précédent avait laissé entrevoir un rapprochement possible avec la France : en 2018, deux Rafale de l’armée de l’air française avaient fait escale au Vietnam lors d’un déploiement en Indo-Pacifique, et un pilote vietnamien avait eu l’occasion de prendre les commandes, rappellent nos confrères. Un éventuel contrat marquerait alors un tournant historique, plus de soixante-dix ans après la fin de la guerre d’Indochine.



















