Une start-up qui monte en puissance. Avec Harmattan AI, la France tient sa première « licorne » de la Défense. Elle vient, en effet, de lever 200 millions de dollars via Dassault Aviation, atteignant une valorisation de 1,4 milliard de dollars, rapportent nos confrères de 20 Minutes. Fondée en avril 2024, Harmattan AI développe des drones intégrant l’intelligence artificielle et l’autonomie afin de «répondre aux besoins des missions» des armées européennes, «même en cas d’interruption ou de retard des communications».

Ainsi, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est réjoui de cette «excellente nouvelle pour notre autonomie stratégique, pour la supériorité technologique de nos armées en matière de drones de défense activés par l’IA, ainsi que pour notre économie». Par exemple, le Gobi est un drone de combat «qui peut neutraliser une cible en une minute environ après son lancement». Quant au Sahara, il «détecte les positions et équipements camouflés, les dépôts d’armes et assure la surveillance maritime par mauvais temps et lors d’opérations nocturnes».

Vers une capacité de production de 10 000 drones par mois dès 2026

Harmattan AI, qui met en avant une capacité de production à grande échelle dans un temps réduit, va fournir 3 000 drones d’entraînement Sonora au ministère britannique de la Défense et un millier de ces petits drones à la Direction générale de l’armement française. L’entreprise vise une capacité de production de 10 000 drones par mois dès 2026, dans une présentation consultée par Bloomberg.

«Ce partenariat avec Dassault Aviation constitue une étape structurante pour le développement d’une nouvelle génération de systèmes de défense autonomes», a réagi Mouad M’Ghari, PDG de Harmattan AI. «La confiance de Dassault Aviation accélère notre mission : fournir une IA souveraine et évolutive aux forces alliées», précise le cofondateur de la start-up.