Jott va-t-elle survivre ? La célèbre marque de doudounes française, originaire plus précisément de Marseille, avait suscité l’émotion au mois de décembre en étant placée en redressement judiciaire. Spécialisée dans les doudounes légères et colorées, les sociétés Jott France et Jott Opération étaient en difficulté à cause de pertes financières répétées. Avec plus de 200 boutiques ouvertes en France et à l’étranger, Jott avait réalisé au plus fort un chiffre d’affaires de plus de 70 millions d’euros, mais l’activité s’était érodée et il n’était plus que de 26,5 millions d’euros en 2023 et 24,9 millions d’euros en 2024.

Toutefois, alors que le mois de février s’annonçait crucial, ce sont de bonnes nouvelles qui sont arrivées ce vendredi 6 février, nous indique BFM. Le tribunal des affaires économiques de Marseille (TAE) a indiqué avoir reçu une quinzaine d’offres de reprise pour l’entreprise marseillaise de prêt-à-porter. Dans la foulée, la marque a confié avoir «suscité beaucoup d'intérêt, grâce au capital de sympathie dont (elle) jouit». Au total, une cinquantaine d’acteurs se seraient même manifestés pour se renseigner sur un potentiel projet de reprise.

183 salariés dans l’expectative

Qui sont ces repreneurs ? Selon Jott, il s’agit aussi bien d’industriels, que de financiers, de family offices ou de brand managers, soit «des profils variés». Désormais, il reste à les évaluer, indiquent nos confrères. Le tribunal s’attardera sur les financements, le remboursement des créanciers, l’activité et surtout l’emploi. Au total, l’entreprise emploie 183 salariés.

Comme l’avait laissé entendre le syndicat des entreprises de mode de la région, «Mode in Sud», ce redressement judiciaire était un très mauvais signal. «JOTT n'est pas seulement une entreprise locale, mais une success-story marseillaise», rappelait-il. Malgré la recapitalisation des actionnaires en 2025 (à hauteur de 99 millions d’euros), la marque n’avait pas pu éviter la procédure de redressement judiciaire. Jott est le symbole de la souffrance du prêt-à-porter français, après la disparition de symboles comme Camaïeu, Kookaï, Jennyfer, André, San Marina ou encore Minelli.