
Les doudounes légères et colorées de Jott n’attirent plus autant les clients, mais les repreneurs sont nombreux. La marque marseillaise fondée en 2010 est en redressement judiciaire et suscite un vif intérêt de la part d’une cinquantaine d’entre eux, que ce soit en France ou en dehors de nos frontières. Selon une information de La Provence, certains ont même demandé un délai supplémentaire à l’administration judiciaire pour finaliser leurs propositions. Une demande acceptée avec une date limite de dépôt repoussée au 5 février.
Cette date marquera donc le début d’une période de plus d’un mois pour l’analyse de ces dossiers et décider qui sera le meilleur repreneur. Bien qu’on ne connaisse pas encore la date exacte, une audience est prévue devant le Tribunal des affaires économiques au début du mois de mars. Le groupe est divisé entre deux entités : Jott Opération (CA de 55 millions d’Euros en 2024) et Jott France (CA de 24 millions d’Euros et 183 employés).
Un franc succès jusqu’à la crise
Fondée en 2010 à Marseille, la marque Jott a connu une extension rapide et un franc succès pendant une dizaine d’années. Elle a fini par atteindre les 70 millions de chiffre d’affaires (CA) global et un réseau de 200 points de vente, y compris à l’international. Mais la hausse des coûts de production, la pression sur les marges et le changement des habitudes de consommation ont tout bouleversé. Jott France est passée de 26,5 millions d’Euros de CA en 2023 à 24 millions d’Euros l’année suivante, avec des pertes nettes dépassant 6 millions d’Euros par exercice. Il faut dire que la concurrence est rude, notamment avec la vente en ligne et l’ultra fast fashion. Jott n’est d’ailleurs pas la seule marque de prêt-à-porter en difficulté. C’est aussi le cas de Camaïeu, Kookaï, Jennyfer, André, San Marina ou encore Minelli.


















