
Donald Trump, guerre avec l’Iran, défis liés au boom de l’IA… Plombées par des vents contraires, les actions Microsoft ont plongé de 35% depuis le record historique inscrit par le géant américain de la high-tech. Ce krach en Bourse sur les actions Microsoft a été correctement anticipé par Capital et sa lettre d’investissement Momentum, ces derniers mois. «Tout le monde panique… sauf le cashflow (flux de trésorerie) de Microsoft», relève toutefois James D. Touati (dit le Loup de Zurich), consultant, formateur, trader et président-fondateur de The Nest, interrogé par Capital. Microsoft vient en effet encore de poser ses muscles sur la table.
Microsoft, un des poids lourds du Nasdaq, a dégagé plus de 80 milliards de dollars de chiffre d'affaires sur le trimestre écoulé (+17% sur un an), avec une marge opérationnelle qui flirte avec les 45%. «Le moteur c'est le cloud !! La division MSFT passe la barre des 50 milliards de revenus trimestriels, en hausse de 25%, et ne montre aucun signe de fatigue ! L'IA appuie sur le turbo et pèse déjà plus lourd que certains anciens piliers historiques du groupe, comme si le nouveau Microsoft cannibalisait progressivement l'ancien», note le consultant. Le cash repart vers les actionnaires avec 12,6 milliards de dollars rendus en trois mois (entre dividendes et rachats d’actions).
La facture de l’IA est salée pour Microsoft et elle explique une bonne partie du krach en Bourse
Parler de 16-17% de croissance du chiffre d'affaires et de 20% sur le bénéfice par action «reste presque indécent à dire, pour un mastodonte tel que Microsoft. Le cash flow tourne autour de 20%, le bilan est noté AAA (la meilleure note possible), et le cash qu'il reste à Microsoft en caisse permet d'arroser l'IA, les GPU, et les data centers (centres de données) sans mettre la moindre goutte de sueur sur le front du CFO (directeur financier)», souligne le loup de Zurich. Azure reste numéro 2 du cloud et le carnet de commandes - environ 620 milliards de dollars - apporte une belle visibilité sur une bonne partie de la croissance à venir.
Après le krach, Microsoft ne se paie plus en Bourse désormais que 21 fois les profits attendus pour 2026, mais les actions du géant de la high-tech peuvent encore paraître chères selon certaines jauges de valorisation (en comparaison avec les concurrents), comme la valeur d’entreprise (valeur en Bourse cumulée avec l’endettement financier mais diminuée de la trésorerie) de Microsoft rapportée au chiffre d'affaires, comparée aux ratios des compétiteurs. A cet égard, Microsoft «présente en Bourse un multiple de chiffre d’affaires clairement premium, face au reste du secteur des logiciels (software)», note le Loup de Zurich.
Et le marché actions «lève le sourcil sur la facture de l'IA, ce qui expliquerait cette baisse de 35% des actions Microsoft depuis le record, alimentée aussi par Donald Trump et la guerre en Iran. En outre, la guerre de tranchées IA/cloud s'intensifie avec les autres hyperscalers (les autres géants américains de la high-tech, NDLR), au risque de rogner un peu les marges et les prix de Microsoft sur certaines offres», fait valoir l’expert. Enfin, le marché ne peut pas totalement ignorer une couche de risque politique et réglementaire face à une dépendance à l'écosystème OpenAI et à la pression des régulateurs.
Faut-il acheter en Bourse les actions Microsoft, selon l’analyse financière et l’analyse technique ?
Fondamentalement, selon l’analyse financière, Microsoft reste la "qualité Premium" avec «des chiffres, un bilan et une envergure qui justifient un multiple (une jauge du degré de cherté de l’action) de valorisation relativement élevé (comparativement aux concurrents, NDLR). Mais à ces niveaux de valorisation, plusieurs voix s'élèvent pour dire que les actions Microsoft sont en réalité actuellement sous-évaluées (au vu de l’excellence des fondamentaux du groupe, NDLR)», selon le Loup de Zurich, pour qui «c'est les Soldes» !
Selon l’analyse technique (analyse graphique et mathématique de l’évolution du cours de Bourse) du Loup de Zurich, le premier objectif de cours (lié à de la Vague de Wolfe) a été atteint et nous sommes près du second objectif de cours (vers 345 dollars) et sur une zone de polarité (un ancien obstacle à la hausse des cours qui, une fois franchi, s’est transformé en soutien, en support, susceptible d’enrayer la baisse des actions), un niveau d'achat fort intéressant !

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