
Vallourec, «c’est là où ça bouge vraiment, cette année», en Bourse, salue James D. Touati (dit le Loup de Zurich), consultant, formateur, trader et président-fondateur de The Nest, interrogé par Capital. On ne va pas y aller par quatre chemins : après avoir frôlé la catastrophe en octobre 2020, Vallourec connaît une vraie renaissance industrielle. Vous savez, ce genre d’histoire à la «une minute avant minuit». Vallourec «a sorti l’artillerie lourde : fermetures d’usines, suppression de coûts inutiles, restructuration XXL… Bref, du cost-killing de compétition à la mode hardcore», note l’expert.
Résultat ? Le chiffre d’affaires du début d’année de Vallourec est un peu en recul (-2%), mais la marge reste solide avec un RBE (résultat brut d’exploitation) à 207 millions d’euros. Ça veut dire que Vallourec «est costaud même avec des vents de face en Amérique du Nord. Côté pognon, la trésorerie, c’est du solide : 112 millions nets dans la caisse, et la dette, Vallourec l’écrase petit à petit. Objectif clair : zéro dette nette d’ici fin 2025. On est sur un redressement digne d’un film de gangster où le boss reprend le contrôle», salue le consultant.
Vallourec profite du méga-contrat avec Sinopec et de son adossement à ArcelorMittal
Le gros coup de Vallourec ? Le renouvellement du contrat avec Sinopec, le mastodonte chinois. «Quatre ans de suite qu’ils sont là. Ça ne rigole pas. La Chine, c’est le béton pour Vallourec, leur planche de salut dans un monde où le pétrole et le gaz restent rois, même si tout le monde parle transition énergétique», apprécie le Loup de Zurich.
En outre, depuis août 2024, ArcelorMittal est officiellement devenu l'actionnaire de référence de Vallourec en rachetant la part du fonds Apollo pour près d’un milliard d’euros. Résultat, ArcelorMittal détient 27,5% du capital et 28,4% des droits de vote de la boîte, ce qui «lui assure une place de choix au conseil d’administration et un vrai levier stratégique sur les grandes décisions», souligne James D. Touati. La transaction a en outre de quoi améliorer la perception de Vallourec par la communauté financière.
En Bourse, l’action Vallourec offre un très gros rendement et le plan New Vallourec est prometteur
Le fameux plan "New Vallourec" est orienté innovation et diversification. Hydrogène, géothermie, séquestration carbone… Bref, Vallourec «ne veut pas finir ringard avec les énergies fossiles. Mais attention, ce n’est pas encore gagné, la bête est grosse à bouger, et la transition, c’est un marathon, pas un sprint», nuance le Loup de Zurich. Le cours de Bourse de Vallourec a gagné 16% sur un an, avec un joli 19,80 euros inscrit en février 2025.
Pas mal, même si la volatilité est là (et on sent que ça peut plafonner un peu à court terme). La cerise sur le gâteau : le dividende est de retour chez Vallourec après 10 ans d’abstinence, avec un rendement des dividendes qui tutoie les 9,5%. «Les amateurs de cash, c’est votre moment. Ça sent donc le comeback sérieux, avec un bilan financier qui se rééquilibre et une stratégie qui ne regarde pas que dans le rétro. Mais restez vigilants : le marché nord-américain tire un peu la gueule à cause de la pression sur les prix, et les tensions globales sur l’énergie peuvent mettre le bazar», avertit le Loup de Zurich.
Quelles perspectives en Bourse, pour l’action Vallourec ? Quel potentiel, selon l’analyse technique et l’analyse financière ?
Vallourec «s’est fait mordre, mais maintenant, c’est lui qui mord», apprécie James D. Touati, qui souligne que ses fondamentaux financiers sont solides, que le groupe gère mieux sa dette (et ça se voit sur la trésorerie) et que le partenariat avec Sinopec, «c’est le jackpot chinois, un énorme avantage compétitif». En outre, l’innovation, «c’est le joker de Vallourec pour ne pas finir comme une vieille industrie cramée. Et le dividende qui revient est un signal clair de confiance», apprécie le financier. Mais en Bourse, restez prêt à surfer sur la volatilité, la prudence est de mise. «Si vous cherchez un mix rendement et potentiel de croissance à long terme chez une société cotée en Bourse qui renaît de ses cendres, Vallourec mérite votre attention. Mais gardez votre flair affûté, la route (les perspectives) est encore semée d’embûches», avertit le Loup de Zurich.
Du point de vue de l’analyse technique (analyse graphique et mathématique de l’évolution du cours de Bourse, qui sert à jauger les perspectives probables d’une action), le Loup de Zurich relève un triangle ascendant (configuration classique à implication haussière pour l’action) et une sortie de range (intervalle horizontal de fluctuation des cours) par le haut. Des signaux positifs. Le Loup de Zurich juge que des achats d’actions Vallourec peuvent être envisagés, en vue de prises de profits à l’approche des objectifs de 19,75 euros, 25 euros et 36,50 euros. Mais si l’action devait enfoncer de façon claire le niveau de 13 euros, mieux vaudrait couper ses pertes, dans ce cas de figure défavorable.

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