«Et maintenant, voici notre pièce maîtresse: ce collier serti de 1810 diamants a nécessité un an et demi de travail, dont plus de 400 heures en atelier», fanfaronne Marie-Ann Wachtmeister, la directrice artistique et cofondatrice de Courbet, depuis son showroom surplombant la place Vendôme, à Paris. De prime abord, rien ne semble distinguer cette parure de celles qui ornent les écrins de Cartier, Chopard ou Van Cleef & Arpels, les prestigieux voisins de ce trublion de la haute joaillerie lancé il y a déjà six ans. A ceci près que ces pierres scintillantes n’ont pas été extraites d’une mine. «Tous nos diamants sont produits en laboratoire», confie cette Suédoise passée par Procter & Gamble et McKinsey.

Les brillants qu’elle commercialise n’ont rien à voir avec ces viles imitations en strass de pacotille, qui pullulent dans les échoppes de seconde zone. Ce sont de vrais diamants, certifiés par l’incontesté International Gemological Institute (IGI) basé à Anvers, plaque tournante de la joaillerie. Et pour cause. «Nos pierres présentent les mêmes propriétés physiques, optiques ou chimiques que celles extraites des mines, assure Marie-Ann Wachtmeister.

La principale différence, c’est qu’elles sont produites en quelques semaines, quand les diamants naturels mettent des millions d’années à se former.» A l’œil nu, impossible en effet de distinguer un diamant naturel de son artefact conçu en laboratoire. «Y parvenir nécessite de solides connaissances et des appareillages très sophistiqués, comme des spectromètres de photoluminescence qui peuvent coûter jusqu’à plusieurs centaines de milliers d’euros», confirme Aurélien Delaunay, le directeur du Laboratoire français de gemmologie.

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