
C'est chic, c’est varié, et ça donne l’eau à la bouche. Donuts, cookies, sandwichs, salades, plats chauds… Le tout présenté dans une vitrine de plusieurs mètres de long. Non vous n’êtes pas dans une chaîne de restauration haut de gamme, mais bien chez Monoprix ! L'enseigne du groupe Casino a dévoilé ce jeudi 3 avril son concept de restauration à emporter, baptisé La Cantine, dans son magasin «vitrine» de Beaugrenelle (Paris 15ème).
Dans cet espace de 70 mètres carrés, il y a de quoi se faire plaisir à tout moment de la journée, de la petite faim au déjeuner en passant par le goûter et même le dîner. Et n’imaginez pas y trouver un simple sandwich à la rosette ou une classique quiche Lorraine. «Les recettes traditionnelles ont été retravaillées pour être pimpées et starisées», explique Alfred Hawawini, directeur général de Monoprix. Traduction : du jambon Prince de Paris, un beurre AOP Charentes-Poitou et des cornichons pour le sandwich Hamazing ; du jambon de Bayonne IGP et du reblochon fermier AOP dans L’Alpin, de la truite fumée France pour le Fjord & Furious, sans oublier le Flankie, un flan avec une pâte briochée ou aux cookies… La carte va évoluer deux fois par an avec plus de 60 innovations -qui pourront varier selon les régions-, sans oublier des éditions spéciales pour les évènements incontournables comme Noël ou encore Halloween. «Ce que nous vendons dans nos Cantines, les clients ne doivent pas le voir ailleurs», assure Romain Pobé, directeur marketing de Monoprix.
Chic, bon et accessible
Derrière ces créations ? La cheffe pâtissière Noémie Honiat (championne de France junior des desserts, finaliste de Top Chef en 2014, jury du Meilleur Pâtissier…), qui a noué un partenariat avec Monoprix pour une durée de trois ans.
Mais rassurez-vous : vous n’êtes pas au Ritz, et vous nourrir à La Cantine ne vous ruinera pas. Comptez entre 4,5 et 6,5 euros pour les sandwichs, les salades et les quiches, moins de 4 euros pour les cookies et 0,95 euro pour les pains au chocolat. À titre comparatif, dans les boulangeries traditionnelles, le prix d’un pain au chocolat se situe autour de 1,20 euros et les formules déjeuners basiques (sandwich et boisson) entre 8 et 9 euros. «Le rapport qualité-prix est inégalable. Ici, on adopte les mêmes recettes que pour nos univers mode et déco : du beau, du bon, de l’accessible et des partenariats ponctuels», commente Philippe Palazzi, directeur général de Casino.
Une dizaine de Cantines Monoprix d’ici à fin 2025
Si Monoprix ouvre le bal avec La Cantine dans trois magasins, dont Beaugrenelle et Neuilly-sur-Seine, et projette 10 adresses d’ici à la fin de l’année 2025, les autres marques du groupe vont également s’y mettre. Chez Franprix un concept similaire, baptisée la Cantinerie, est en test dans un magasin situé sur l’île de la Jatte, à Neuilly-sur-Seine. Tandis que pour Casino et Spar, il s’agit du concept Cœur de Blé, déjà implanté dans deux magasins à Saint-Étienne. Naturalia devrait quant à lui prochainement dévoiler une offre similaire. Le groupe veut que la restauration représente 50% de son chiffre d’affaires (hors Cdiscount), à horizon 10 ans.
En voulant servir «l'économie de la flemme», comme le répète son directeur général, Casino veut devenir le roi du snacking et de la restauration rapide. Objectif : se différencier de ses concurrents et venir piquer la clientèle des boulangeries. Avec des ventes en croissance de 7,7% en 2024 pour le snacking selon Nielsen IQ, le message est clair : les petits plaisirs gustatifs ne connaissent pas la crise.


















