L’or a le vent en poupe. Depuis le début de l’année, le cours de l’once d’or s’est apprécié de plus de 24%, inscrivant de nouveaux plus hauts en mars (2 180 dollars), en avril (2 400 dollars), en juillet (2 480 dollars), en août (2 529 dollars) et le 23 septembre 2024 avec un nouveau record à 2 630 dollars l’once (fixing de Londres). Les derniers résultats financiers publiés (pour le deuxième trimestre) par les sociétés aurifères ont confirmé la progression de leurs marges nettes (progression séquentielle ces neuf derniers mois).

La hausse du prix de l’or était bien évidemment la constante mais la stabilisation des coûts tant attendue s’est confirmée au second trimestre. Toute chose égale par ailleurs, en Bourse, les sociétés de mines d’or sont désormais en mesure de délivrer un effet de levier significatif par rapport à l’or (qu’une forte progression des coûts de production empêchait). Le marché a commencé à peine à le reconnaître. Le potentiel d’appréciation de leur rentabilité est substantiel (plus de dix points par rapport aux niveaux actuels), ce qui devrait se traduire pour les mines d’or par une performance deux fois supérieure à celle de l’or physique.

Face au ralentissement économique, la Fed baisse ses taux, l’or en profite

Coté macroéconomie, rappelons l’évidence : la politique monétaire restrictive a eu un impact réel sur la croissance économique américaine (passée de 6% en 2021 à 2,5% au second trimestre), sur l’inflation (passée de 5,5% en 2022 à 2,6% aujourd’hui) ou sur l’emploi avec un taux de chômage passé de 3,4% en 2023 à 4,2%. Dans nos commentaires mensuels concernant le fonds Global Gold and Precious (disponibles sur le site de notre société de gestion Montbleu Finance) nous écrivions : «Lors de son apparition devant la commission sénatoriale bancaire en juillet 2024, Jérôme Powell, le patron de la Fed, a dit : «vous ne voulez pas attendre que l’inflation descende à 2% parce que l’inflation a une certaine dynamique», « si vous attendez trop longtemps vous avez probablement attendu trop longtemps car l’inflation va baisser et passer bien en dessous de 2%, ce que nous ne voulons pas»».

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Nous écrivions encore : «Le 18 septembre est la dernière chance pour la banque centrale d’impacter la confiance des investisseurs avant les élections présidentielles de novembre. Nous faisons confiance à Jérôme Powell et au « Fed put », qui a déjà démontré ses compétences en 2019. L’or s’était alors apprécié de 30% ». Le 18 Septembre, la Fed annonçait une baisse des taux de 0,50 point de pourcentage avec une deuxième baisse prévue avant la fin de l’année et délivrait à la conférence faisant suite au FOMC des propos… rassurants !

L’or devrait continuer à profiter des baisses de taux à venir de la Fed

Nous réitérons notre scénario macroéconomique : l’inversion de la courbe des taux, une politique monétaire très restrictive et un ralentissement de la consommation des ménages attendu du fait d’un marché de l’emploi qui montre des signes de faiblesse valident la thèse du ralentissement économique et de la poursuite de la phase de baisse des taux qui a débuté il y a quelques jours. Nous ne croyons pas dans un scénario d’un rebond de l’économie alors que la politique monétaire est restrictive et les Etats Unis d’Amérique surendettés. Le «recalibrage» de la politique monétaire tel que Jérôme Powell l’a décrit passe par une baisse substantielle du taux directeur et par conséquent par la poursuite de la hausse de l’or et des mines d’or.