
L’or a le vent en poupe. Ce mois-ci, le cours du roi des métaux précieux a même inscrit un nouveau record historique, à plus de 2 600 dollars l’once. Et selon Goldman Sachs, le prix de l’once d’or ne devrait pas s’arrêter en si bon chemin, l’objectif de la banque américaine ressortant à 2 700 dollars d’ici fin 2024, soit un gain attendu de près de 4% en trois mois et demi. Faiblesse de la croissance économique, lancement d’un cycle de baisses de taux de la Fed, craintes sur la dette publique des grandes puissances, quête de couvertures face à la montée des risques géopolitiques… Les arguments en faveur de l’or - la matière première préférée de Goldman Sachs actuellement - ne manquent pas. Voici selon le mastodonte américain trois raisons principales d’acheter de l’or.
D’abord, les achats d’or des Banques centrales des pays émergents sont massifs, ce qui offre une pression haussière structurelle aux cours du roi des métaux précieux. En 2022 et en 2023, les Banques centrales ont acheté plus de 1 000 tonnes d’or (source Monnaie de Paris). Et les achats d’or des Banques centrales ont triplé depuis mi-2022, rapporte Goldman Sachs, pour qui les grands argentiers du monde émergent continueront à acheter beaucoup d’or. Les motivations des Banques centrales sont très diverses : volonté de dédollariser leurs réserves de change, craintes sur l’envolée de la dette publique des Etats-Unis (et d’autres grandes puissances), quête d’une réserve de valeur protégée de l’impact négatif de l’inflation et qui a fait ses preuves depuis des millénaires…
L’or devrait profiter du cycle de baisses des taux de la Fed
Deuxièmement, alors que la Fed s’apprête à procéder à sa première baisse de taux directeur depuis 2020 et que la croissance économique mondiale tend à ralentir, les taux à long terme pourraient rester sous pression. Et donc les taux réels (les taux à long terme diminués des anticipations à moyen terme) aussi. L’or, qui ne verse pas de revenu, pourrait ainsi profiter d’arbitrages favorables vis-à-vis d’obligations d’Etat peu à peu moins rémunératrices pour un investisseur. Les baisses de taux imminentes de la Fed devraient ainsi inciter les investisseurs occidentaux à s’intéresser à l’or, juge Goldman Sachs. Lorsque «la Fed Marxiste abaissera ses taux», l’or «explosera» à la hausse, tout comme l’argent (métal), renchérit Robert Kiyosaki, le célèbre auteur du best seller Père riche, père pauvre.
L’or est une bonne protection contre le risque financier ou géopolitique
Troisièmement, l’or, considéré par de nombreux investisseurs comme une valeur refuge de référence, pourrait jouer ce rôle enviable, en cas de choc financier (krach en Bourse, volatilité sur les marchés de taux d’intérêt, etc.) ou géopolitique. A cet égard, une éventuelle accession de Donald Trump à la présidence pourrait relancer la guerre commerciale, avec à la clé de nouvelles tensions géopolitiques et de nouvelles secousses en Bourse. Sans parler de la question de Taïwan, dont le sort reste en suspens, de celle de la guerre en Ukraine (dont l’évolution est incertaine) et d’un possible embrasement au Moyen-Orient (conflit entre Israël, le Hezbollah, le Hamas, l’Iran…).
L’or profiterait d’une dépréciation marquée du dollar
Et alors que les risques baissiers s’accumulent pour le dollar, l’or devrait en théorie profiter d’une éventuelle dépréciation de la monnaie des Etats-Unis. En effet, alors que l’or est coté en billets verts, un tel phénomène rendrait la relique barbare mécaniquement meilleur marché pour les acheteurs munis d’autres devises que le dollar. Les lecteurs de Momentum, la lettre d’investissement premium quotidienne de Capital sur la Bourse, ont déjà pu réaliser des gains massifs sur l’or (et les actions de sociétés de mines d’or), acheté à de bons timings, ces dernières années. Découvrez dans Momentum notre scénario actualisé sur les perspectives de l’or. En choisissant l’abonnement annuel, profitez de 5 mois offerts. Pour en bénéficier, il suffit de cliquer sur le lien inséré plus haut dans cet article.



















