Direct, simple, et irrésistible. Pour la rentrée de septembre, Intermarché proposait «1000 produits contre la vie chère». Entre 5 et 10% du montant des achats réalisés sont alors versés sur la carte de fidélité de l'enseigne. Pour en bénéficier, il faut de la discipline et piocher uniquement dans le portefeuille des marques Mousquetaires: Monique Ranou, Pâturages, Paquito ou Chabrior. Des cadeaux fort généreux alors que la courbe de l'inflation pique du nez. En août, l'Insee a constaté une hausse globale des prix limitée à 1,9% sur un an – énergie et services compris –, avec «seulement» + 0,5% pour l'alimentaire. Rien à voir avec la surchauffe de +11,2% de l'année dernière. Un zoom sur les étiquettes de la grande distribution réalisé par l'institut Circana et publié dans l'hebdomadaire «LSA» en août révèle même un début de déflation à -0,7% sur un an au rayon alimentation, avec un record côté volailles (-6,6%), desserts et pâtes surgelés (-6,4%).

Las, les consommateurs s'incrustent en classe éco. «Certains ont testé les MDD pour la première fois lors de la crise et s'en trouvent satisfaits, témoigne Gaëlle Le Floch, directrice strategic insight chez Kantar Worldpanel. Ils ne comptent pas changer de crémerie.» Conscients que les prix n'ont pas retrouvé leur niveau d'avant 2022, les Français restent sur leurs gardes. «Après les législatives de juin, c'est comme si le pays vivait une année d'élection avec son lot d'incertitudes concernant la fiscalité ou les retraites, observe Vincent Cornu, retail vertical leader chez NielsenIQ France. Personne ne sait de quel côté va retomber la pièce. Cela incite à la prudence.»

Chez les grandes marques, des charges de conception de 20 à 25%

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