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Pourquoi le dépistage du cancer reste-t-il aujourd’hui un enjeu majeur ?

Le dépistage reste aujourd’hui insuffisamment suivi et parfois mal calibré. Dans le cancer colorectal, par exemple, moins d’un tiers des Français participent au programme organisé, ce qui conduit à des diagnostics souvent tardifs, alors que la maladie évolue longtemps sans symptôme. À l’inverse, certains outils comme le test PSA pour la prostate manquent de fiabilité : ils génèrent de nombreux faux positifs et peuvent entraîner des interventions inutiles. Près de 30 % des prostates retirées ne présentent ainsi aucun cancer. Une inefficacité qui a aussi un coût élevé, le traitement d’un cancer avancé pouvant atteindre 50 000 à 100 000 euros par patient et par an.

Quelle est votre réponse concrète à ces limites ?

Le dépistage du cancer doit devenir un geste simple, comme une prise de sang, et non plus un parcours médical lourd. Nous développons plusieurs tests non invasifs.
Pour le cancer de la vessie, un test urinaire permet de détecter les cellules tumorales sans recourir à des examens invasifs, alors même que le taux de récidive atteint 80 % à cinq ans.

Sur le cancer colorectal, nous travaillons sur un test sanguin capable de détecter non seulement la maladie, mais aussi les lésions précancéreuses. Ce serait une première mondiale.

Enfin, pour la prostate, nous développons des tests permettant à la fois un diagnostic précoce et une évaluation de l’agressivité des tumeurs.

Claude Hennion, fondateur et président d’Oncodiag.
Claude Hennion, fondateur et président d’Oncodiag. © Oncodiag

Quel impact ces innovations peuvent-elles avoir pour les patients et le système de santé ?

L’enjeu est d’éviter à la fois les diagnostics tardifs et les traitements inutiles. Détecter plus tôt un cancer colorectal permet par exemple d’intervenir via une simple coloscopie, plutôt que de recourir à des traitements lourds. Dans le cas de la prostate, mieux caractériser les tumeurs permet d’éviter des opérations inutiles ou inadaptées, notamment pour les cancers dits “indolents”. Finalement, cela améliore la qualité de vie des patients tout en réduisant significativement les coûts pour le système de santé.

Où en êtes-vous aujourd’hui dans le développement et quels sont vos prochains défis ?

Nous sommes en phase finale de validation pour plusieurs tests, avec une mise sur le marché envisagée d’ici un ou deux ans à deux ans selon les contraintes réglementaires.

Le principal défi reste l’adoption : les patients sont demandeurs, mais les pratiques médicales évoluent plus lentement. Il faut aussi composer avec un cadre réglementaire européen plus strict, qui allonge les délais. Pour accélérer, nous préparons une levée de fonds d’environ un million d’euros et visons un déploiement à l’international.

Créée en 2013, OncoDiag s’appuie sur un réseau de collaborations avec de nombreux CHU, centres de recherche et spécialistes hospitaliers pour valider ses innovations et les transformer en solutions concrètes pour les patients.

La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article