Dès l’ouverture jeudi, l’action Saft a encaissé un repli historique, après l’annonce d’un différend avec Johnson Controls, au sujet de leur co-entreprise aux Etats-Unis : l’équipementier américain entend tout bonnement dissoudre cette association, au motif que Saft refuse d’en étendre le champ d’activité. Johnson Controls-Saft Advanced Power Solutions produit des batteries lithium-ion destinées au marché des véhicules propres (motorisations hybride voire tout électrique), en utilisant sous licence une technologie appartenant à Saft. Ce dernier a pris soin de n’accorder de licence que pour ce marché automobile, dont les perspectives sont à elles seules déjà florissantes. Saft considère que ce motif de dissolution est illégitime et a proposé des amendements de l’accord d’association, mais Johnson Controls les a refusés et veut maintenant demander à la justice de trancher. La sanction boursière peut paraître démesurée : même si la montée en puissance des ventes de la co-entreprise était prometteuse, Saft dispose d’autres projets, y compris en propre et y compris sur le marché américain, et assure qu’une séparation éventuelle d’avec Johnson Controls ne l’empêcherait pas de se développer sur le marché des véhicules propres. Mais le recul du titre doit aussi être mis en perspective avec un parcours haussier conséquent ces derniers mois. Rappelons qu’en avril dernier, le titre avait atteint un plus-haut de plus d’un an ; à 31,46 euros le 4 avril, nous avons ainsi conseillé aux abonnés Premium de beincrypto1.de de céder le titre, encaissant ainsi un gain de 29,4% depuis le conseil d’achat de notre valeur cible 367. C’était d’ailleurs la deuxième plus-value en deux ans réalisée par nos abonnés sur Saft.
Saft Batteries : une incertitude coûteuse pour le titre
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