
Dégringolade pour Sanofi. Le géant pharmaceutique français est tombé lourdement ce jeudi 4 septembre à la Bourse de Paris après les résultats d'une étude clinique qui a déçu les investisseurs sur son traitement amlitelimab contre la dermatite atopique. Le titre du groupe perdait 9,38% à 78 euros à 11h20. L'étude visait à évaluer l'intérêt de ce médicament dans la dermatite atopique, une pathologie qui donne lieu à une forme d'eczéma.
Pour les analystes de Jefferies, «la phase 3 de l'essai de l'amlitelimab n'a pas reproduit l'efficacité constatée lors de la phase 2 et semble moindre par rapport à d'autres médicaments», ont-ils écrit dans une note. Sanofi a cependant annoncé dans un communiqué que «l'amlitelimab, administré toutes les quatre semaines ou toutes les douze semaines, a démontré une efficacité statistiquement et cliniquement significative (...) qui augmente progressivement tout au long de la période de traitement». Les résultats de l'étude remplissent «tous les critères d'évaluation» chez les adolescents comme les adultes, affirme le groupe pharmaceutique.
Une molécule stratégique pour relancer Sanofi
L'amlitelimab est l'une des principales molécules sur lesquelles Sanofi, qui a subi plusieurs déconvenues ces dernières années, compte pour relancer son développement. Le groupe mise sur le fait que cette molécule, ainsi que d'autres comme le frexamimab, pourra donner lieu à plusieurs indications, sur le modèle du Dupixent (dupilumab), traitement majeur pour Sanofi à qui il apporte une part importante de ses revenus.
«L'amlitelimab pourrait représenter une avancée significative dans le traitement de la dermatite atopique, avec une efficacité cliniquement significative et progressive et la possibilité d'un dosage seulement quatre fois par an», assure dans le communiqué Houman Ashrafian, directeur de la recherche au sein du groupe. Avant d'éventuelles demandes d'autorisations, le groupe dit cependant attendre les résultats d'autres études de phase 3 sur ce traitement, prévues pour 2026.



















