
Duralex sort enfin la tête de l’eau après avoir été menacée de disparition. L’entreprise, célèbre pour sa vaisselle dite incassable, tient en effet ses objectifs. Comme le rapporte son directeur industriel Nicolas Rouffet auprès de franceinfo, Duralex devrait parvenir à un chiffre d’affaires de 32 millions d'euros d’ici la fin de l’année après avoir essuyé une chute à 24,6 millions d’euros en 2023. Pour rappel, en 2022, la société avait affiché un chiffre d’affaires de 31 millions d’euros. Avec dans le viseur 2027, l’entreprise espère d’ores et déjà atteindre un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, ce qui signifierait alors un retour à l’équilibre financier, rapporte Le Parisien.
Il y a pourtant de cela un an, l’optimisme aujourd’hui affiché, était loin d’être au rendez-vous. Placée en redressement judiciaire, l’entreprise a bel et bien manqué de disparaître. Finalement, grâce à un projet de coopérative des salariés soutenu par près de 60 % du personnel, la direction et les élus locaux, le tribunal de commerce d’Orléans a décidé de valider la Scop (société coopérative et participative). Elle avait alors pu démarrer le 1er août 2024.
Explosion des ventes en France et sur Internet
Un pari qui s’est avéré gagnant au vu des derniers résultats. Alors que le commerce sur Internet connaît un véritable essor ces dernières années, c’est bel et bien grâce à ce système que l’entreprise est parvenue à doper ses ventes. «On tourne à quasiment 150 000 euros par mois, c’est-à-dire qu’en quatre mois, on a fait le chiffre qu’on faisait en un an auparavant», se félicite Nicolas Rouffet.
Si, de manière générale, les affaires se portent bien en France, et permettront aux écoliers «de retrouver ou découvrir les verres Duralex dans leur cantine» dès septembre, le commerce extérieur porte également ses fruits. Et c’est notamment en Asie que l’entreprise a su trouver son marché, là où les précieux verres sont vendus plus cher que dans l’Hexagone. «Au Japon, on vend les verres deux à trois fois plus cher qu’en France parce que pour eux, Duralex c’est du luxe, c’est le made in France», explique encore le directeur des ventes. Et de conclure : «Le fait de savoir que c’est une entreprise française dirigée par des Français et par ses salariés, ça accentue l’envie d’’acheter.»


















