
Duralex peut souffler : sa levée de fonds est réussie en un temps record ! La verrerie du Loiret, reprise par ses salariés en juillet 2024, a reçu en à peine quelques heures ce lundi 3 novembre plus de 5 millions d'euros de promesses d'investissements pour soutenir son redressement. «Les Français ont répondu présent. Nous sommes très heureux de la vitesse à laquelle nous sommes parvenus à récolter cet argent. C'est bien la preuve de leur attachement à Duralex», s'est réjoui son directeur général, François Marciano, auprès de l'AFP.
Ces titres financiers, hybrides entre actions et obligations, étaient ouverts sur réservation via une plateforme en ligne. Près de 8 000 personnes ont investi, jusqu’à 30 000 euros pour certains, générant 5,9 millions d’euros de promesses à 16 h. «On va faire des frustrés, on s'en excuse même auprès d'eux, mais on ne pouvait pas recueillir plus de cinq millions d'euros», a précisé François Marciano, promettant de nouvelles initiatives pour permettre aux Français de soutenir Duralex.
Duralex mise sur la modernisation et l’expansion
«Les intentions de financement sont montées à 10 millions. On avait fait 5 millions en 5h40», a-t-il indiqué sur BFMTV, soulignant ne pas s’attendre à un tel élan de générosité. «C’est du bonheur absolu», a-t-il commenté. «L'entreprise n'est pas encore sauvée, il nous faut cet argent notamment pour qu'on puisse continuer de développer de nouveaux modèles et acheter de nouvelles machines», a-t-il toutefois ajouté.
Duralex, dont le chiffre d'affaires devrait atteindre 33 millions d'euros cette année, doit franchir le cap des 35 millions d'euros pour retrouver l'équilibre financier, avant de viser 39 millions d'euros d’ici 2030. Si la trajectoire reste pour l’instant «conforme» au plan de sauvegarde validé par le tribunal de commerce, «beaucoup reste à faire», indique la verrerie.
L’entreprise prévoit notamment d’ouvrir une nouvelle ligne de production pour une gamme de pots à moutarde Martin-Pourret, société également basée dans le Loiret. Les 5 millions d’euros serviront à compléter le financement nécessaire pour moderniser l’usine. Sur les 15 millions requis, les deux tiers ont déjà été couverts par des prêts bancaires et par la vente des bâtiments à Orléans Métropole, rachetés par la Scop sous forme de crédit-bail.


















