
Parti pour rester ? Dans un démenti envoyé à l’AFP, dont se fait l’écho BFMTV, jeudi 15 janvier 2026, Aldi assure que la presse française a spéculé sur une «éventuelle vente» des 1 300 magasins détenus en France. Il n’en serait rien. Huitième distributeur alimentaire dans l’Hexagone, le discounter allemand ne souhaiterait donc pas quitter le marché français. Une information qui vient donc à l’encontre de celle dispensée par La Lettre qui assurait qu’Aldi «qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française».
Dans sa réponse à l’Agence France Presse, le groupe rappelle que «depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique». Il assume sa stratégie «clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France». Mieux encore, malgré le milliard d’euros versé à la fin de l’année 2023, Aldi assure que «l’évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord».
Un rachat de Leader Price au résultat contrasté
Tout ceci ne serait que pure «spéculations», donc. Pour autant, le spécialiste de la consommation, Olivier Dauvers, rappelle sur son site que «l’acquisition de Leader Price n’a pas porté ses fruits. En 2020, l’addition Leader Price / Aldi atteignait 3,9 %. Désormais, c’est… un point en deçà : 2,8 %». Et selon lui, la raison est toute trouvée : «La différence (trop radicale) entre les deux concepts qui a éloigné une part des clients Leader Price attachés à la largeur d’offre.» Pour rappel, le discounter allemand avait déboursé plus de 700 millions d’euros pour racheter les 547 Leader Price en France.
Si Aldi se décidait finalement à fermer boutique en France, les groupes intéressés pour en faire l'acquisition ne manqueraient pas selon l’expert. D’après lui, Lidl, Action, et «Carrefour, forcément intéressé par les emplacements urbains d’Aldi», se positionneraient.


















