
On n'avait plus beaucoup entendu Carlos Tavares depuis son départ du groupe automobile Stellantis en décembre 2024. Fin mai, il a fini par sortir du silence en accordant un entretien-fleuve à Bloomberg, dont Auto-Infos s'est fait l'écho le 2 juin. L'ancien patron y évoque sa nouvelle vie au Portugal, mais commente également la nomination de celui qui lui a succédé au poste de directeur général, l'Italien Antonio Filosa. Et pour Tavares, ce choix est on ne peut plus pertinent.
«Logique et crédible», voilà comment Carlos Tavares qualifie le choix de John Elkann, président de Stellantis. Jusqu'à présent, Antonio Filosa occupait le poste de directeur des opérations pour les Amériques et Directeur de la qualité. Il recevra les pouvoirs de directeur général le 23 juin, confirme le groupe Stellantis sur son site Internet. John Elkann conservera ses fonctions de Président exécutif du Conseil d’administration lorsqu’Antonio Filosa prendra ses fonctions. Ce dernier annoncera alors la nouvelle équipe de direction de Stellantis.
Un départ sous tension avec un chèque de 35 millions d'euros
«J’espère qu’Antonio Filosa sera pleinement soutenu par le conseil d’administration» déclare Carlos Tavares depuis le Portugal, précisant avoir sciemment choisi de quitter Stellantis après une discussion «très mûre et très franche» avec John Elkann. Le départ de Tavares avait été tendu, de nombreuses personnes proches du groupe affirmant qu'il avait été «débarqué». Le principal intéressé nuance : «A un moment donné, on arrive à un carrefour et quelqu’un décide qu’il est temps de se séparer. C’est normal». Ajoutant : «Je n'ai rien contre personne. Même ceux qui m'ont rendu la vie plus difficile». Carlos Tavares était parti avec un chèque de 35 millions d'euros, provoquant la colère des salariés du groupe, après une année 2024 pourtant marquée par des résultats décevants.















