En octobre dernier, près de trente ans après sa création par l’homme d’affaires Jacques Tordjman, l’entreprise française de services informatiques GFI est devenue Inetum. Une décision mûrement réfléchie, puisque son dirigeant actuel, Vincent Rouaix, reconnaît qu’il y pense depuis… 2008. C’est tout le paradoxe de ce challenger en pleine croissance : sur le secteur des solutions informatiques et de la numérisation des process, où, par définition, la transformation ne s’arrête jamais, la société s’est donné le temps de se transformer elle-même en profondeur avant de marquer, par son changement de nom, le passage à une nouvelle dimension.

  • Le problème : Né de la volonté d’un entrepreneur visionnaire, dès les débuts de la «nouvelle économie» dans les années 1990, GFI Informatique a raté le tournant de l’an 2000, qui a vu la numérisation des entreprises se généraliser. Trop petite pour ferrer les grands comptes, mais trop gros pour se contenter de petits clients, la SSII trottinait en cherchant à rattraper le temps perdu, mais sans en avoir réellement les moyens.
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