Film après film, la science-fiction a imprimé dans les esprits une image erronée de la ville du futur. Celle qu’on voyait devenir gris robot sera plutôt envahie par la nature et les énergies vertes d’ici 2035. Si la technologie va bien transformer les usages de la cité, servir sa transition énergétique et régler son pouls, elle se fera discrète, voire cachée dans les sous-sols. En surface, le véritable architecte de la ville du futur, c’est l’homme qui, en affichant sa volonté de modifier son style de vie, imprime un plan différent sur la carte. «Puisque la volonté est de vivre pleinement la ville, il faut réaménager les espaces pour permettre la mixité des usages, entre logement, travail et vie sociale», relève Jérôme Stubler, directeur général d’Equans, le géant français des services à l’énergie, filiale de Bouygues. Adieu quartiers d’affaires et zones commerciales: place à la ville tout-en-un.

© Antoine Levesque pour Capital

1. Façades et fenêtres photovoltaïques

De la Défense à New York, les hautes tours de verre sont les stigmates d’un style de construction des années 1990. Montrées du doigt comme des aberrations écologiques, surconsommatrices de chauffage en hiver et de climatisation en été, celles-ci ne vont pas disparaître pour autant. Pour éviter que la ville ne s’étende davantage et grignote plus de terres agricoles, la construction de logements et de bureaux continuera à se faire en hauteur. Si le bois va progressivement s’installer dans le domaine de la construction, les surfaces en verre ne vont pas disparaître, au contraire.

Elles vont plutôt se transformer pour devenir de véritables sources d’énergie. «Il est temps de prendre conscience que le soleil qui frappe nos façades, fenêtres et toitures est sous-exploité», insiste Jérôme Stubler, d’Equans. Déjà, des ingénieurs ont conçu des cellules photovoltaïques pouvant être incorporées à des surfaces vitrées. Imaginez ces capteurs, intégrés à du double vitrage exposé plein sud: ils laissent toujours entrer la lumière naturelle, mais convertissent en énergie le surplus pour chauffer le bâtiment en hiver ou le rafraîchir en été. Lumineux, non ?

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