
Nouvelle année … nouveaux taux ! En effet, les premiers taux d’intérêts du mois de janvier 2026 sont arrivés, annoncés notamment par Vousfinancer, un réseau de 150 agences de courtage en crédits immobiliers. Et comme prévu, les taux sont restés quasi stables, ne subissant qu’une très légère hausse oscillant entre 0,05% et 0,10%. Une évolution modérée qui ne vient pas de nulle part : «Après l’augmentation du taux d’emprunt d’Etat à 10 ans en décembre à plus de 3,6%, il n’est pas étonnant que les banques affichent des hausses de taux en ce début d’année, avance Julie Bachet, directrice générale de Vousfinancer. Ce taux est redescendu depuis, sans pour autant passer en dessous des 3,5%.
En l’espèce, voici ce que donnent les taux en janvier 2026 :
- 3,20% pour un emprunt sur 15 ans.
- 3,40% pour un emprunt sur 20 ans.
- 3,60% pour un emprunt sur 25 ans.
Pour les mieux lotis, soit en raison de leur projet soit de leur meilleure solvabilité, les taux les plus bas peuvent s’élever à 2,8% pour un prêt sur 15 ans et 2,95% pour des prêts sur 20 et 25 ans.
Une hausse des taux modérée pour le premier trimestre 2026 … en attendant la suite
Cette augmentation des taux devrait poursuivre sa route, pour finalement atteindre 3,5% pour un emprunt sur 20 ans - la durée moyenne d’un emprunt en France est d’environ 21 ans selon Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer - à la fin du premier trimestre 2026. Pour ceux qui ont un projet immobilier et espèrent une baisse des taux par la suite : «Il n’y a pas de baisses de taux à attendre, et même au contraire : repousser son projet, c’est s’exposer à une hausse des taux plus importante», indique Julie Bachet.
Est-ce que cette perspective poussera les potentiels acheteurs à investir dans la pierre maintenant ? Pas vraiment, pour Sandrine Allonier : «Annoncer des hausses de taux n’engendre pas des achats immobiliers, avance-t-elle. En 2026, comme en 2025, on sera sur des achats de nécessité plutôt que sur des achats d’opportunité», conclut l’experte.
Dans cet ensemble d’augmentations de taux et de perspectives peu réjouissantes, une bonne nouvelle subsiste : les prêts à taux bonifié. Ces derniers, principalement proposés par les banques régionales ou mutualistes, permettent d’emprunter à des taux bien en dessous de ceux normalement pratiqués, entre 0 et 2%. Des prêts qui ont leur succès et concernent essentiellement les primo-accédants mais aussi les acheteurs effectuant des travaux de rénovation énergétique ou ayant acheté un bien doté d’un diagnostic de performance énergétique satisfaisant, notamment car ils sont sans condition de ressources. Une bonne nouvelle pour Sandrine Allonier : «Le fait que les banques reconduisent leurs prêts à taux bonifié témoigne de la poursuite de leur stratégie de conquête de clientèle en 2026, estime-t-elle. C’est un coup de pouce important pour ceux qui ont un projet immobilier en ce début d’année !», conclut-elle.



















