Une famille en plein désarroi. Depuis un an, Manuel Jiménez vit avec sa femme et sa fille dans un appartement en location contre 3 000 euros en guise de loyer. Pourtant, le père de famille est aujourd’hui l’heureux propriétaire d’une grande maison de 486 mètres carrés avec piscine située dans la banlieue de Madrid, achetée en 2024 pour la coquette somme de 700 000 euros. Problème : son habitation est occupée illégalement et, malgré toutes ses tentatives pour la récupérer, celui-ci est obligé de loger dans un appartement locatif.

En effet, comme le rapporte le média espagnol El Periódico, chez lui habite de façon illégale Paloma Porcel, la fille de l’actrice espagnole Marisa Porcel, décédée en 2018. À l’époque, celle qui est connue pour être la voix espagnole de Carrie Bradshaw, le personnage principal de la série culte Sex and the City, avait acheté avec sa défunte mère via une société, cette maison aujourd’hui estimée à deux millions d’euros. Sauf que voilà, à la mort de la comédienne très populaire en Espagne et visage familier de la télévision dans les années 1960, la villa a été mise en vente aux enchères. Une aubaine pour Manuel Jiménez qui a décidé de se l’offrir. Pourtant, la vente a vite capoté lorsque l’occupante et son compagnon ont refusé de quitter les lieux en présentant des contrats de location qu’ils estiment valables pour bloquer leur expulsion.

Plusieurs tentatives à l’amiable ont échoué

Selon l’avocat du plaignant qui tente coûte que coûte de récupérer son habitation, ces documents présentés par les squatteurs seraient faux. Une plainte pour fraude est d’ailleurs actuellement en cours de préparation pour être présentée devant la justice espagnole. Le nouveau propriétaire des lieux a pourtant bien tenté de résoudre ce conflit à l’amiable. En vain. Après avoir proposé aux occupants une indemnité de 20 000 euros pour libérer les lieux, le compagnon de l’actrice a décidé de refuser cette offre. À la place, le couple réclame la somme astronomique de 300 000 euros pour résilier le bail qui serait en cours.

Pour l’heure, Manuel Jiménez et sa famille sont donc contraints d’habiter hors des murs qui leur appartiennent. Quant aux avocats de Paloma Porcel, ces derniers tiennent à souligner qu’aucune condamnation pénale n’a encore été prononcée contre leur cliente, ce qui ne l’oblige en rien à quitter la villa dans laquelle elle réside.