L’affaire remonte à 2013. A l’époque, dans le cadre d’une vaste affaire de trafic (stupéfiants, cartes Vitales etc.) les policiers mettent la main sur des RIB et des procès-verbaux au nom de la villa Saint-Louis, explique Le Parisien. Très rapidement, les enquêteurs vont mettre au jour un petit groupe de protagonistes, dont un ancien policier de la BRB déjà condamné, des hommes d’affaires, un directeur d’agence postale et des entrepreneurs. Il y a également un autre homme, connu sous le nom de Georges S.

Si la piste du trafic de drogue est abandonnée, ce n’est que quatre ans plus tard qu’une arnaque est mise au jour, précisent nos confrères. Elle concerne la vente d’un immeuble situé dans le Xe arrondissement de la capitale, impasse Chausson. C’est là qu’interviendrait le fameux Georges S., sexagénaire, et mandaté par des hommes d’affaires italiens (les consorts Rho) pour racheter un immeuble, le raser et en reconstruire un autre.

Un mystérieux compte ouvert

Mais très rapidement, l’affaire ne va pas fonctionner, et face à de grosses dettes, Georges S. aurait mandaté un autre vendeur pour s’en débarrasser. La transaction est réalisée en 2013, mais la famille de riches Italiens ne verra jamais l’argent de la vente de la Villa Saint-Louis, pourtant estimée à 1,9 million d’euros. En réalité, l’argent aurait transité sur un compte en banque ouvert dans une agence de La Poste du XXe arrondissement.

Ce sont tous ces faits, ainsi que la disparition de l’argent, qui valent aujourd’hui à six hommes de comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris pour abus de confiance, faux et blanchiment. Sur les six accusés, seuls trois se trouvent devant la barre depuis l’ouverture du procès, lundi 22 septembre. Où est passé l’argent ? Quels sont les degrés d’implication ? Selon l’avocat du sexagénaire, son client est innocent et «conteste les faits».

L’argent envolé ?

Pourtant, d’après plusieurs éléments de l’enquête cités par Le Parisien, une partie de la fortune aurait transité via des comptes au Luxembourg, mais jamais l’argent n’a été retrouvé. Tous les prévenus assurent aujourd’hui ne pas savoir non plus où se trouve l’argent de la vente de la Villa Saint-Louis. «Mes clients attendent depuis trop longtemps d’être indemnisés dans cette affaire», a déclaré au cours de l’audience l’avocat des parties civiles, Me Ciro Perrelli. Si le verdict doit être rendu le 30 septembre, il y a aujourd’hui très peu de chances que ses clients retrouvent leur argent.