Et si Airbnb changeait totalement de cap en passant à la location de longue durée ? En effet, confrontée à un essor des mesures restrictives à l’encontre des locations de meublés touristiques, l’entreprise verrait son développement comme la solution opportune, affirme SeLoger. «Les séjours de 30 à 90 jours, les séjours mensuels, les séjours saisonniers, je pense qu'il s'agit d'une énorme opportunité de croissance», explique Brian Chesky, PDG de l’entreprise. Il rappelle également que les réservations de locations à long terme ont augmenté au cours des dernières années.

Avant la crise sanitaire du Covid-19, elles ne représentaient que 13 à 14 % de l'activité de Airbnb, contre quatre points de plus aujourd’hui. Si la fibre de l’entreprise reste tout de même les locations de quelques jours, celles de moyenne et longue durée peuvent devenir une nouvelle source de revenus pour l’entreprise. Si cette dernière était amenée à définitivement changer son fusil d’épaule, cela s’explique par les nombreuses restrictions mises en place dans les grandes villes d’Europe. Elles souhaitent lutter contre la multiplication des meublés touristiques. En France, plusieurs villes comme Annecy ou Saint-Malo ont même mis en place des quotas par quartiers.

La mairie de Barcelone interdira les locations de meublés touristiques à partir de 2029

Le Sénat avait d’ailleurs adopté la proposition de loi pour réguler les locations de courte durée. Par conséquent, le taux d'abattement sur les revenus issus des locations des meublés de tourisme est passé de 71 à 30 % pour les meublés de tourisme classés. Des villes européennes ont pris des mesures radicales comme à Barcelone où la mairie a pris la décision d’interdire les locations de meublés touristiques à partir de 2029 pour lutter contre le surtourisme.

De plus, Airbnb veut désormais offrir des services différents à ses clients pour toucher davantage de personnes et augmenter ses bénéfices. Le spa, des massages ou le ménage de demi-séjour sont des idées qui commencent à faire leur chemin. Brian Chesky a également annoncé que l'entreprise considérait les annonces de logements sponsorisés comme une opportunité de revenus d'un milliard de dollars.